GTINO.com: la boutique en ligne pour le quad et SSV

RETIS vous propose de découvrir GTINO.com, une boutique en ligne spécialisée dans le quad et le SSV. Cet e-commerçant a accepté de partager son retour d’expérience de la vente en ligne; Depuis ses débuts en 2009 avec un simple site vitrine, en passant par le lancement de son site e-commerce en 2014.

GTINO-logo

Vous êtes e-commerçant et vous souhaitez échanger avec notre équipe concernant votre activité en ligne ? Remplissez notre formulaire de contact ou rencontrez-nous lors d’un apéro e-commerce.

GTINO.com en quelques chiffres :

    • 65% du chiffre d’affaire réalisé grâce au site e-Commerce
    • Une clientèle internationale: France, Allemagne, DOM-TOM, Suisse, Luxembourg
    • En 2016, 53% des ventes en ligne ont été réalisées en France et 38% en Belgique
    • +/- 12 000 visiteurs uniques par mois
    • 1 boutique physique et 1 site de vente en ligne

Personne interviewée :

laurent-gettino
Laurent Gettino

Indépendant depuis 2009 et gérant du site GTINO.com. Avant cela, son parcours professionnel lui a permis d’évoluer dans le secteur de la production.

Résumé de l’activité

GTINO est l’e-Shop des passionnés de quads sportifs, utilitaires et SSV. Nous vendons à peu près tous les produits en rapport avec ce domaine. Par exemple, notre gamme est composée d’articles d’entretien, de consommables, de pièces tuning, d’amélioration ou encore de réparation.

“Le quad, plus qu’une activité commerciale, une passion.”

GTINO-magasin


Avant GTINO.com et le début de l’aventure

Je travaillais dans le domaine de l’usinage. Durant ma carrière, j’ai eu l’opportunité d’évoluer jusqu’à devenir responsable d’un poste d’usinage. C’est d’ailleurs suite à cela que j’ai débuté mon activité dans la vente.

En effet, après mon engagement, j’ai du me former à l’utilisation de la machine qui m’était confiée. Pour se faire, quoi de mieux que de fabriquer des pièces pour mon quad de l’époque ? Parce qu’avant d’être vendeur, j’étais d’abord utilisateur et passionné de quad.

Ensuite est venu l’engouement de mes amis pour mes réalisations et petit à petit, j’ai réalisé les plans de fabrication de différentes pièces, que je faisais fabriquer dans d’autres sociétés. J’en profite pour remercier la première de ces sociétés car c’est grâce à elle que j’ai réalisé les démarches pour obtenir un numéro de TVA. À partir de là, tout à vraiment commencé, les portes des autres fournisseurs m’étaient ouvertes.

Je me rappelle encore de ma première vente, elle s’est faite via un lien Paypal. Le client était suisse et je me suis dit: « Ah bein ça alors! Je ne connais pas cette personne, je ne l’ai jamais vue et elle m’a acheté quelque chose ».

Par contre, à aucun moment je n’imaginais que mon activité complémentaire de vente en ligne prendrait le dessus sur mon métier d’usineur. J’ai simplement choisi de tenter le coup, de voir ce que cela pouvait donner et puis, en constatant que le succès était au rendez-vous, j’ai choisi de tout miser sur ma boutique e-Commerce et de m’y consacrer à 100%.


Le lancement de l’activité

Le site e-Commerce tourne sur PrestaShop. Il a été lancé le 1er mai 2014, jour de la fête du travail. Avant cela, je possédais uniquement un simple site vitrine. Dès l’ouverture de la boutique en ligne, mes ventes ont décollé et je me suis alors demandé pourquoi je ne l’avais pas fait plus tôt. Je gagnais du temps, les transactions étaient plus rapides, je vendais plus et surtout, mon activité se professionnalisait.

Au début de mon activité, j’ai eu la chance d’être grandement aidé par Fabian Tasset, gérant du magasin Maison Tasset, tant pour l’aspect logistique que pour mon activité en ligne de manière générale.


Une véritable image de marque

Depuis le départ, j’ai mis un point d’honneur à créer une image de marque autour de GTINO. Je ne voulais pas que ce nom soit simplement associé à une boutique en ligne. J’avais envie que les acheteurs se demandent si GTINO était une franchise ou une marque.

Pour aller à fond dans cette stratégie, je suis en mesure de distribuer beaucoup de produits dérivés : des porte-clés, des stickers, des casquettes, des portes-plaques… que mes clients reçoivent gratuitement via leurs commandes.


La conception du site

Je n’ai pas eu recours à des ressources extérieures. J’ai fait en sorte de tout faire moi-même. Pendant 2 ans, après mes journées de travail, je mettais sur pied mon e-shop. Pour me permettre de modifier esthétiquement ma boutique, j’ai suivi des cours du soir en web design. Grâce à cela, elle ne m’a presque rien couté.


La promotion de la boutique en ligne

Je dirais que ma boutique s’est fait connaitre naturellement. Même s’il est vrai qu’au début, mes produits étaient également en vente sur eBay avec un lien renvoyant vers le site dans la description. Bien sur, j’ai utilisé, et utilise encore, les réseaux sociaux comme levier de promotion pour mon site et mes produits.


Conseiller le client

J’essaie toujours de donner mon ressenti sur mes produits. Que ça soit directement au client ou alors à travers mes fiches produits. Mon objectif c’est d’arriver à informer du mieux possible. Je cherche à atteindre un taux de satisfaction de 100% chez les clients qui me contactent pour être conseillés. Par exemple, je ne pousse pas obligatoirement à l’achat. Si je constate qu’un client hésite à passer commande d’une pièce qui ne lui sera pas utile, je lui déconseille.


Rassurer le client

Le fait d’avoir une boutique physique dans laquelle je peux accueillir mes clients et les conseiller, c’est un avantage. Beaucoup de personnes choisissent d’y passer pour se rassurer, tester le service… et  après ce premier achat de test, je les retrouve sur mon e-shop.

Néanmoins, il ne faut pas oublier que cette gestion de la clientèle en magasin, cela peut vite s’avérer (très) chronophage. Il ne faut pas se laisser dépasser car les autres tâches liées au site de vente en ligne continuent d’affluer. D’autant que je ne sous-traite quasi aucun aspect de mon activité en dehors de la logistique (livraison chez le client) et la réalisation de mon nouveau site.

L’ensemble de mon activité est gérée par moi. Cela inclut : les appels téléphoniques, l’emballage, la comptabilité, le SAV, la gestion quotidienne du site e-commerce, les retours, la réalisation des photos des produits…


Acquérir de nouveaux clients

Je dirais que pour gagner la confiance des visiteurs et les transformer en clients, je mise sur un ensemble d’éléments:

  • Avoir une image de marque
  • Être présent sur les réseaux sociaux
  • Montrer qu’il y a des gens derrière le site web
  • Accueillir les clients inquiets en magasin
  • Être facilement joignable

À cela, vient s’ajouter quelque chose de très important: Le souci du détail. Ça me permet de toujours améliorer la qualité de mon service.


Augmenter le taux de conversion

Le taux de conversion

J’accorde un soin tout particulier à mes fiches produits. C’est d’ailleurs ce qui me prend le plus de temps. C’est principalement dû au fait que je réalise moi-même l’intégralité du contenu de mes fiches produits. Ce qui inclut tant le contenu textuel (descriptif) et les photos.

Je n’utilise pas les descriptifs fournis par les fournisseurs et si je peux donner un conseil, c’est même quelque chose à proscrire. Toutes mes descriptions sont donc “Homemade”. L’ensemble des renseignements que je donne aux clients qui viennent en boutique se retrouvent dans les fiches produits.

Pour ce qui est des photos, je pense que c’est très important qu’elles soient fidèles à la réalité. Le produit doit être visible à l’écran tel qu’il est réellement.


Bilan sur le parcours GTINO.COM

Les difficultés rencontrées avant le lancement de l’activité

Durant la période de développement de ma boutique, ma principale difficulté était le manque de temps. Au début c’était assez compliqué de jongler entre mon activité complémentaire, mon emploi ainsi que la formation et le travail à fournir sur le site.

C’est le cumul de tout qui était difficile à gérer: vie privée, vie professionnelle, début d’activité complémentaire… Ma journée type se déroulait un peu comme ceci: Avant d’aller travailler, je préparais les commandes. Après ma journée de travail, je passais par la poste pour expédier les colis. S’en suivait ensuite les cours du soir en webdesign et ce n’est qu’une fois rentré chez mois que je pouvais répondre aux mails et continuer le développement de la boutique en ligne.

Les difficultés rencontrées une fois le site en ligne

Au lancement du site, le serveur ne suivait pas. Le nombre de visites était trop important par rapport aux ressources dont il disposait. Ce problème était principalement lié à Prestashop et malheureusement cela nuisait à l’image de l’activité. Ça ne faisait pas pro.

La morale de l’histoire est qu’il ne faut pas lésiner sur la qualité de l’hébergement ni sur la qualité du site. C’est l’image que vous renvoyé aux visiteurs. Il ne faut pas avoir peur d’investir dans son activité en ligne, c’est grâce à cela que l’on peut se développer efficacement. Il faut se donner les moyens d’avoir du succès dans l’e-commerce, ça n’arrive pas tout seul.

Au commencement de mon activité, tous les bénéfices que je réalisais, et même une partie de mon salaire quand j’étais ouvrier, étaient directement réinjectés dans l’activité en ligne.

Les motifs de satisfaction

  • Ma première satisfaction c’est d’avoir pu quitter moi-même mon travail, et de n’avoir jamais du faire machine arrière, pour me consacrer à temps plein dans l’e-commerce.
  • Ensuite, une autre satisfaction personnelle est d’avoir pu prouver à mes parents que je pouvais entreprendre et réussir dans ce que j’ai créé.
  • Quand je fais le bilan, je suis assez fier de voir d’où je viens, par quoi je suis passé, mon évolution et où j’en suis aujourd’hui.
  • Bien entendu, le fait de pouvoir vivre de mon activité e-commerce est quelque chose d’extrêmement satisfaisant.
  • Enfin, le fait de voir le logo de ma boutique sur des pièces, des quads, entendre que les clients sont satisfaits, constater que GTINO bénéficie d’une image positive sur internet, sont autant de choses qui me rendent fier d’être e-commerçant.

Les projets de GTINO.com

  1. Ajouter de nouvelles gammes de produits à mon catalogue: équipements pour le pilote, casques, combinaisons…
  2. Lancement de la nouvelle version de l’e-shop en 2017
  3. L’ouverture d’un magasin physique plus grand avec un showroom. Si ce projet ne se concrétise pas en 2017, ça sera à coup sûr pour 2018

5 recommandations pour les futurs e-commerçants

  • Faites quelque chose que vous aimez. Ne voyez pas uniquement l’aspect financier parce que ça se ressentira dans votre travail
  • Psychologiquement, préparez-vous à ce que l’activité en ligne ne réussisse pas. Il faut investir et prendre le risque de perdre
  • Ne comptez pas vos heures de travail
  • Ne mettez pas tout de côté. Il faut faire la part des choses et garder du temps pour soi
  • Faites attention aux besoins des clients. C’est comme ça que vous en ferez des clients satisfaits. Mettez-vous à leur place, demandez-vous ce que vous aimeriez avoir comme service si vous étiez à leur place
  • Spécialisez-vous dans un produit, un service… dans quelque chose. Être multi-casquette n’est pas nécessairement positif

Informations :

Site web : www.gtino.com

Adresse du magasin : Rue Colonel Piron 152, 4624 Romsée (Liège)

Source :

Ce témoignage a été recueilli en mars 2017 par Loïc Vanhove.

Demande d’interview :

Pour toute demande d’interview ou simplement pour contacter l’équipe Retis, il vous suffit de vous rendre sur notre page Contact

Outils collaboratifs en ligne, leur utilisation en entreprise (Partie 1)

Outils Collaboratifs en ligne partie 1 - RetisCes dernières années, le développement d’outils permettant aux utilisateurs de collaborer en ligne s’est accéléré. Cette recrudescence a en outre été favorisée par la digitalisation et l’évolution des technologies qui gravitent autour d’Internet. Fort heureusement pour les entreprises, les outils collaboratifs n’ont pas pour seule vocation de satisfaire les besoins des particuliers. Les professionnels peuvent, eux-aussi, profiter de fonctionnalités visant à faciliter quotidiennement leurs collaborations au travail.

Collaborer est un tout

Le fait de cerner tous les aspects inhérents à une collaboration est un facteur très important pour la bonne marche de celle-ci. Pour cela, il est bon de ne pas s’arrêter à la simple définition du verbe « collaborer ». Car, bien que ce dernier signifie « travailler ensemble pour un but commun ou partagé », sa définition passe sous-silence les quatre éléments principaux abordés durant un processus collaboratif :

  • La communication
  • La coordination
  • Le partage
  • La coproduction

Bien entendu, le degré d’importance de chacun de ces quatre éléments varie d’une collaboration à l’autre. Cependant, aucun ne doit être négligé sous-peine de mal évaluer les  besoins et donc de mal choisir l’outil collaboratif à utiliser.

Coopérer n’est pas collaborer

Même si la frontière entre collaboration et coopération est mince, il ne faut pas pour autant l’oublier, sans quoi l’utilisation des outils collaboratifs ne seraient pas optimales:

  • « Coopérer » :
    Travailler en équipes spécialisées et fragmenter la tâche en sous-tâches attribuées à chaque équipe. La tâche ne sera considérée comme achevée que quand tous les intervenants auront réalisé leur part du travail
  • « Collaborer » :
    Travailler pour un but commun et réaliser la tâche ensemble. La mentalité de l’entreprise doit être « Si l’équipe gagne, je gagne », l’analyse de la performance porte ainsi sur le groupe et non plus sur l’individu

Lorsqu’une entreprise fait le choix d’intégrer un outil collaboratif, tout le monde doit jouer le jeu afin que les bénéfices liés à son utilisation soient rapidement perçus. Cela passe par le respect des 4 quatre éléments principaux évoqués plus haut : communication, coordination, partage et coproduction.

Exemples d’actions réalisées par les utilisateurs: participation active à la réalisation d’une tâche, échange et partage d’informations, interactions avec les autres utilisateurs, utilisation de l’outil…

Un outil pour collaborer

Après avoir compris en quoi consiste réellement le fait de collaborer, c’est tout naturellement que l’outil collaboratif en ligne se définit de la manière suivante :

« Un outil dont le principal objectif est de permettre à une équipe d’optimiser ou simplement d’améliorer un ou plusieurs aspects collaboratifs de son activité, que celle-ci soit totalement internalisée ou qu’elle implique des acteurs extérieurs, grâce à des fonctionnalités pensées pour la collaboration et ce, dans le but de travailler ensemble vers un but commun tout en exploitant les avantages offerts par Internet. »

Quelques exemples d’outils pour collaborer en ligne: Trello, Google Docs, Asana, Slack, OneDrive, Google Drive…

Une nouvelle façon de collaborer

Depuis des années, des entreprises ou des équipes collaborent avec ou sans outils, impliquant ou non des intervenants extérieurs, et profitant ainsi des avantages de cette pratique: gain de temps et/ou d’argent, rapidité d’exécution, meilleure productivité, cohésion d’équipe…

Aujourd’hui, c’est donc tout naturellement que les outils collaboratifs en ligne trouvent leur place dans cet écosystème professionnel. D’ores et déjà utilisés par ceux qui collaborent au quotidien, ces nouveaux outils offrent bon nombre d’avantage : mobilité, synchronisation des données entre tous les utilisateurs, suppression de l’éloignement géographique, partage de l’information plus rapide…

Bien loin de n’être qu’un simple phénomène de mode, les outils collaboratifs en ligne séduisent de plus en plus d’entreprises. En réalité, celles-ci font simplement le choix de moderniser leur manière de collaborer tout en se facilitant la vie grâce à ces nouvelles solutions.

La sécurité des outils collaboratifs

Lorsque l’on fait le choix de travailler avec un nouvel outil et donc d’y injecter quantité de données sensibles, il est tout à fait légitime de se demander si celles-ci y seront en sécurité.

Ce qu’il est important de souligner, c’est que le fait d’enregistrer des données dans un outil disponible en ligne ne les rend pas pas pour autant accessibles publiquement. En effet, grâce aux paramètres des outils collaboratifs, il est possible de contrôler l’accès aux donnés ainsi que le niveau d’interaction possible avec celles-ci. Par exemple : lecture seule, lecture et édition…

Même si un piratage est toujours possible, celui-ci trouve très souvent sa source du côté de l’utilisation et non de la solution. Une collaboration en ligne doit donc se faire dans le respect de règles de sécurité élémentaires: complexité du mot de passe, bonne configuration de l’outil, confidentialité…

D’un autre côté, utiliser un outil collaboratif en ligne apporte des solutions à des problèmes majeurs auxquels l’entreprise peut être confrontée. Par exemple: la sauvegarde des données dans un espace de stockage indépendant des machines des utilisateurs, un seul lieu de stockage commun à tous les utilisateurs, la baisse du risque d’erreur de destinataire(s) lors de l’envoi d’un document…

GDPR en détails – Explication de la nouvelle réglementation générale sur la protection des données

GDPR - Nouvelle réglementation générale sur la protection des données

GDPR, RGPD, quels jolis noms…

La GDPR (General Data Protection Regulation, en français RGPD) est l’acronyme de la nouvelle réglementation européenne qui concerne la protection des personnes physiques vis-à-vis du traitement des données à caractère personnel ainsi que la libre circulation de celles-ci.

Ce règlement européen a été publié le 4 mai 2016. La GDPR sera applicable et obligatoire dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne dès le 25 mai 2018.


Pourquoi une nouvelle réglementation ?

Dans le but de réformer la directive vieillissante sur la protection des données (95/46/EC) de 1995, les délégations de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil européen ont travaillé ensemble à la création d’un nouveau règlement : la GDPR.

Les quantités de données échangées chaque jour ont drastiquement augmenté, les types d’informations ont quant à eux bien changé et les moyens d’échanges se sont multipliés. Le Big Data est d’ailleurs l’exemple le plus flagrant de cette évolution. Tous ces facteurs étaient autant de raisons de remplacer l’ancienne directive. Celle-ci n’était plus du tout adaptée à ces échanges quotidiens, surtout à l’air où le digital est omniprésent.

L’objectif de cette nouvelle réglementation vise donc à renforcer et à unifier la protection des données des individus au sein de l’Union européenne (harmonisation de la réglementation).

Par extension, la GDPR vise à remettre aux mains des citoyens le contrôle de leurs données personnelles tout en augmentant leur niveau de protection.


Qui est concerné par la GDPR ?

La réponse est simple : Absolument toutes les entreprises qui récoltent et traitent les données de personnes physiques situées sur le territoire de l’Union Européenne sont concernées.

Et ce, sans tenir compte du lieu de traitement de ces données. Par ailleurs, cela ne se limite pas aux responsables directs du traitement: les sous-traitants sont également concernés par la réglementation.

À noter que cette réglementation ne s’applique pas uniquement aux entreprises qui recueillent des données grâce à un canal digital. Elle s’applique à toutes les activités de traitement de données liées à l’offre de biens ou de services (gratuits ou non) à des individus résidents dans l’Union Européenne.


Les principaux changements clés de cette réforme

Même si les principes de base de la réglementation initiale persistent, de nouveaux éléments font leur apparition :

Une réglementation unique

En plus de s’appliquer à tous les états membres de l’Union Européenne, la réglementation passe les frontières de l’Europe. Les entreprises établies en dehors de l’Union Européenne qui traitent des données relatives aux organisations et/ou aux résidents de celle-ci doivent également appliquer la GDPR.

L’individu reprend le contrôle de ses données personnelles

Par le biais de cette réforme, les individus bénéficient de 3 droits majeurs sur leurs données personnelles:

  • Le droit d’accéder à ses données

Ainsi, chaque personne a le droit de savoir si ses données sont analysées, où elles le sont et pourquoi elles le sont (finalité poursuivie). De plus, le responsable du traitement est tenu de fournir une copie des données, gratuitement, dans un format électronique.

  • Le droit à l’oubli

Chaque personne peut exiger que ses données soient supprimées mais aussi, à ce qu’elles ne soient plus diffusées et traitées. Cette demande pouvant être justifiée par le simple fait que l’on retire son consentement ou encore que les données soient obsolètes ou non-pertinentes. Par exemple : La suppression d’un contenu, d’un commentaire ou d’un profil sur un site internet.

  • Le droit à la portabilité des données

Enfin, chaque individu peut demander à recevoir l’ensemble de ses données personnelles dans un format informatique lisible par tous afin de les transmettre à un autre responsable de traitement. Par exemple : Le transfert de données personnelles lors d’un changement de banque, de réseau social, d’opérateur téléphonique, de commerçant,…

Vous l’aurez compris, l’ensemble de ces droits ne doit pas être oublié dans le cadre de démarches marketing ou de toute relation commerciale.

Un niveau de sécurité renforcé

  • La protection des données dès la conception

Cette notion impose aux organisations de répondre à certaines exigences relatives à la protection des données personnelles et ce, dès la conception des produits, services et systèmes exploitant ces données.

  • La sécurité par défaut

Quant à cette notion, elle impose à toute organisation de disposer d’un système d’information sécurisé.

Notification en cas de fuite de données

L’autorité nationale de protection (en Belgique, la Commission de Protection de la Vie Privée ) CPVP) doit être avertie en cas de fuite grave de données.

Nomination d’un délégué à la protection des données

Un délégué à la protection des données (DPO) doit être nommé au sein des organismes publics ou privés dont les activités de base nécessitent un suivi régulier et systématique à grande échelles des personnes. Ce délégué (qui peut être un membre du personnel, à condition qu’il soit indépendant du responsable des finalités du traitement des données, ou bien un externe) est chargé de contrôler le respect du règlement par l’entreprise et les interventions d’éventuels sous-traitants, de conseiller le responsable des traitements et d’être le point de contact avec l’autorité de contrôle.

Des évaluations de risques avant de lancer un produit / service

Avant chaque activité pouvant avoir des conséquences importantes sur la protection des données personnelles, une évaluation d’impact est réalisée. Celle-ci prévoit également les mesures pour réduire l’impact des dommages potentiels sur les données.

De lourdes sanctions pour les fraudeurs

Toutes les entreprises ou organismes qui ne respectent pas les règles de la GDPR s’exposent à des sanctions pouvant aller du simple avertissement à l’amende jusqu’à 20 000 000€ ou, pour les entreprises dépassant 500 m€ de CA, jusqu’à de 4% du chiffre d’affaire annuel.

Le comité européen de la protection des données

Création d’un comité européen. Celui-ci fait figure d’autorité dans tout ce qui concerne l’interprétation de la réglementation.


Pourquoi respecter cette nouvelle réglementation générale sur la protection des données ?

Comme toutes les réglementations, la GDPR engendre des pénalités en cas de non-respect. Ainsi, les entreprises peuvent se voir infliger différentes sanctions en fonction de l’infraction :

  • Un simple avertissement si c’est la première fois ou que la faute est non-intentionnelle
  • Des audits périodiques peuvent être réalisés au sein de l’entreprise afin de s’assurer que celle-ci continue de respecter la réglementation
  • Une amende allant jusqu’à 10 000 000€ ou 2% du chiffre d’affaire annuel
  • Une amende allant jusqu’à 20 000 000€ ou 4% du chiffre d’affaire annuel

En mettant de côté les sanctions financières, les entreprises peuvent également voir l’arrivée de la GDPR comme une opportunité de :

  • Documenter en interne les process de récolte, de traitement des données personnelles, en levant d’éventuelles zones d’ombre.
  • Bien (re)définir les finalités, les durées de conservation, qui en interne et en externe a accès aux données
  • Trier et mettre à jour les bases de données existantes en repérant les doublons et les données obsolètes, permettant ainsi de valoriser les données existantes
  • D’adopter de bonnes pratiques d’information et de relation avec les prospects et clients (transparence sur les finalités, exercice des droits de communication, rectification, suppression, oubli, exportation).

Cet article est un essai de vulgarisation de la réglementation, avec l’objectif d’être le plus pratique possible. La plus grande attention a été apportée à sa rédaction, sans toutefois aucune garantie de conformité. Ce document ne dispense pas de consulter un conseil.


Comment respecter la GDPR ?

Retis a établi une méthodologie s’appuyant sur une feuille de route pour accompagner toutes les sociétés soucieuses de respecter la nouvelle réglementation générale sur la protection des données. C’est ensemble que nous analyserons les différents points d’attention pour vous préparer à la mise en conformité de votre entreprise à ce Réglement lors de son entrée en vigueur en mai 2018.

Contactez-nous pour plus d’informations


Ce qu’il faut retenir sur la GDPR

  • À partir du 25 mai 2018, la nouvelle réglementation devient obligatoire. Il faut donc être en règle. Des sanctions allant jusqu’à 20 000 000€ ou 4% du chiffre d’affaire peuvent être infligées
  • Une seule réglementation pour tous les états membres de l’Union Européenne
  • La GDPR s’applique aussi pour les entreprises établies en dehors de l’Union Européenne qui traitent les données personnelles de résidents européens.
  • La protection des données personnelles et la transparence sur l’usage seront améliorées
  • Les individus auront davantage de contrôle sur leurs données personnelles

Ebook E-commerce: 62 conseils d’experts de la vente en ligne

L’eBook e-commerce, un eBook 100% gratuit qui rassemble les meilleurs conseils d’experts de la vente en ligne pour que votre e-shop soit un succès. À télécharger ICI

ebook e-commerce 2017

L’eBook e-commerce 2017

Cette année encore, la solution e-commerce Wizishop a sélectionné des prestataires, e-commerçants et influenceurs. Au nombre de 62, ces différents experts sont réunis dans un eBook gratuit. Ils partagent avec vous leurs meilleurs conseils sur la pratique de la vente en ligne.

Divisé en 9 chapitres, ce livre banc passe en revue tous les aspects liés à l’e-commerce. Ainsi, il sera votre compagnon tout au long de l’année et vous aidera à être performants à tous les niveaux:

  • Acquisition de clients : séduire de nouveaux prospects
  • Référencement (SEO et SEA) : améliorer la visibilité de votre site
  • Expérience client (CX) : proposer une expérience d’achat innovante à vos visiteurs
  • Mobile (Responsive Design, multicanal…) : développer de nouvelles opportunités pour augmenter votre chiffre d’affaire
  • E-Réputation : intégrer le client au cœur de votre stratégie
  • Développement : maitriser tous les canaux de votre commerce en ligne
  • Webmarketing : cibler votre clientèle digitale
  • Réseaux sociaux (Social Media) : entretenir une bonne relation avec vos fans et vos influenceurs
  • Analyse : tester et analyser pour une optimisation permanente

Grâce à ces recommandations, l’eBook e-commerce vous aidera à:

  • Développer votre e-shop
  • Booster vos ventes et réussir votre année e-commerce

Comment exporter en ligne – Les conseils de Retis

Bien entendu, Retis, en la personne de Damien Jacob, a répondu présent à l’appel de Wizishop pour cette édition 2017. La thématique abordée est l’exportation grâce à un site e-commerce : “Comment vendre en ligne à l’étranger ?” (synthèse du dossier “développez votre e-commerce à l’international“)

Le fait d’étendre son activité de vente en ligne à l’international est une perspective de croissance (très) intéressante. Cependant, cela ne peut se faire sans relever 3 défis majeurs:

  1. Adapter son offre et le marketing au consommateur étranger
  2. Bien encaisser les paiements en ligne et bien livrer
  3. Tenir compte des différentes réglementations et taxes

Découvrez sans plus attendre les conseils de Retis ainsi que des 61 autres experts en téléchargeant votre propre version numérique de l’eBook e-commerce. Il est d’ores et déjà disponible en téléchargement sur son site officiel:

www.ecommerce-ebook.fr

ebook-ecommerce-2017

Règlementation facturation électronique en Belgique

Cet article fait partie du dossier “Le point sur la facturation électronique en Belgique”

La réglementation sur la facturation électronique a changé en Belgique. Quel est le cadre légal actuel ? Quelles sont les conditions à respecter ?

Dossier règlementation facture électroniqueCadre légal de la facture électronique en Belgique

La Commission Européenne mène depuis plus d’une décennie une politique active de promotion de la facturation électronique.

3 directives européennes ont ainsi été prises (2001/115/CE et 2006/112/CE, 2010/45/CE) afin que les Etats Membres adaptent leurs législations pour que les factures électroniques soient reconnues et que le régime général soit applicable à toute facture, quelle que soit sa forme.

De plus l’Union Européenne a poussé à une harmonisation de la réglementation relative à la TVA afin de supprimer les discriminations administratives qui apparaissent encore sur le terrain entre la facture papier et la facture dématérialisée.

Nouvelles règles depuis le 1 janvier 2013

En Belgique, la loi du 28 janvier 2004, puis celle du 17 décembre 2012, et son arrêté royal du 19 décembre 2012, fixent le cadre juridique.

2 circulaires de l’administration de la TVA (Circulaire AAF n° 2/2013 dd 23/01/2013 et AGFisc N° 14/2014 dd. 04.04.2014) ont précisé respectivement les modalités de conservation, et les règles de prise en considération des factures électroniques par les fonctionnaires de l’Administration fiscales (impôts sur les revenus et TVA).

Cet assouplissement de la réglementation souhaitée par la Commission Européenne, se base sur le principe d’équivalence entre une facture et une facture électronique. Elle devrait inciter plus d’entreprises à opter pour la facturation électronique, qui, a long terme, s’imposera vraisemblablement tant elle présente des avantages sur le plan pratique, économique, et environnemental.

Qu’est-ce qu’une facture électronique ?

Une facture électronique doit être émise et reçue sous une forme électronique, quelle que soit cette forme. Une facture rédigée sous un format électronique Word, puis imprimée, n’est pas considérée comme un facture électronique.

Sont donc considérées comme factures électroniques, les factures sous un format électronique (messages structurés de type XML, FINVOICE, DOC, PDF,…) qui sont émises et reçues sous une forme électronique, telle que, notamment:

  • un email avec pièce jointe,
  • un fax non reçu sur papier,
  • le téléchargement sur un portail web.

Quelles sont dorénavant les conditions à satisfaire pour qu’une facture électronique soit reconnue?

5 conditions doivent être réunies :

  1. Il faut l’accord préalable du preneur, avant l’envoi de la première facture électronique (obligation appliquée au niveau de l’ensemble de l’Union Européenne).
  2. Il faut pouvoir garantir l’authenticité et l’intégrité du contenu (ce qui n’est pas une obligation explicite pour la facture papier): d’une part, il faut être certain que la facture reçue par l’acheteur provient réellement du fournisseur (authenticité de l’origine), et, d’autre part, il faut que l’acheteur et le fournisseur soient assurés que la facture originale n’a pas été modifiée (pour plus d’informations, voir plus loin le paragraphe à ce propos).
  3. Bien entendu, les mentions obligatoires dans une facture papier doivent figurer également si la facture devient électronique. Si certaines de ces mentions (telles que le détail des prestations) ne figurent pas dans la facture, qui se contente par exemple de faire référence à un devis, les annexes à cette facture (ex : devis, contrat,..) en font partie intégrante ;
  4. Toute facture doit être “délivrée”. Le fournisseur peut l’envoyer électroniquement, mais peut également la mettre à disposition sur une plateforme en ligne, à condition qu’il laisse un temps raisonnable pour la télécharger (que l’Administration estime à minimum 2 mois) et que la facture soit effectivement délivrée au terme de ce délai si elle n’a pas été téléchargée (cette obligation ne s’applique qu’en BtoB).
  5. La facture doit être lisible: Les données de la facture doivent être clairement lisibles, sur papier ou sur écran, sans nécessiter une étude ou interprétation excessive.
    • Il est nécessaire de coupler à l’envoi des messages structurés (ex: format EDI, XML) une version .PDF reprenant l’ensemble des champs d’information, ou de fournir au destinataire un convertisseur lui permettre de pouvoir aisément consulter sur écran ou d’imprimer un document (et de permettre cette consultation par les autorités fiscales).

Des règles doivent par ailleurs être respectées au niveau de l’archivage de factures électroniques.

Pourquoi faut-il un accord préalable avant de passer à la facturation électronique?

La directive européenne en la matière a fixé pour principe le libre choix : une partie ne peut obliger l’autre partie à dématérialiser le flux de facturation. En effet, un grand émetteur de factures a souvent tout intérêt sur le plan économique et pratique à facturer électroniquement. Il est donc plutôt enclin à faire le pas vers la dématérialisation.

Comment l’accord doit-il être établi ?

  • en BtoB: avant toute émission d’une facture électronique, le fournisseur doit notifier à son client qu’il lui adressera des factures sous format électronique, en lui laissant toutefois la possibilité d’opter pour le format papier s’il le demande explicitement. En l’absence de réaction du client, l’accord pourra être considéré comme tacite.
  • En BtoC: le fournisseur doit veiller en plus à indiquer très clairement au consommateur la possibilité de refuser à tout moment ce passage, de manière simple et sans frais à sa charge.

Que signifie les termes “authenticité et intégrité” pour une facture électronique ?

  • Authenticité:

    • L’identité de la personne qui émet la facture ou du fournisseur de biens / prestataire de service doit être garantie. Cette obligation incombe aussi bien à l’assujetti qui émet la facture qu’à celui qui la reçoit.
      • Le fournisseur de biens / services doit être en mesure de démontrer qu’il est à l’origine de la facture, à savoir qu’il l’a lui-même émise ou que la facture a été émise par un tiers ou par le client (auto-facturation) agissant au nom et pour le compte du fournisseur.
      • Le client doit pouvoir garantir que la facture reçue provient bien du fournisseur de biens / services (ou de celui qui a délivré la facture).
  • Intégrité:
    • le contenu de la facture ne peut pas avoir subi des modifications. Cette obligation incombe à nouveau tant au fournisseur/prestataire de services qu’au cocontractant. L’émetteur de la facture et le client peut choisir indépendamment de la manière dont ils vont se conformer à cette obligation, ou ils peuvent convenir ensemble de s’y conformer, par exemple par le biais d’une technologie spécifique comme l’EDI, afin d’assurer que le contenu reste inchangé.

Comment garantir l’authenticité et l’intégrité d’une facture émise ?

En pratique, depuis le 1/1/2013, pour garantir ces 2 critères, il faut:

  • soit mettre en place un contrôle de gestion (processus créés, suivis et actualisés par les personnes chargées de fournir une assurance raisonnable en matière de déclaration financière, comptable et réglementaire et de veiller au respect des obligations juridiques) en mesure d’établir une piste d’audit fiable entre une facture et la prestation concernée.
    Par exemple: être en mesure de montrer un lien entre les commandes, la livraison, la facturation et le paiement.

    • Côté émetteur: procédure de mise en relation entre la facture et le bon de commande, les documents d’envoi et l’extrait de compte de réception du paiement.
    • Côté destinataire : procédure de mise en relation entre la facture et le bon de commande émis, le bon de livraison, et l’extrait de compte de débit.
  • soit utiliser des technologies spécifiques apportant ces garanties: une signature électronique avancée, l’EDI,…
Cet article fait partie du dossier “Le point sur la facturation électronique en Belgique”

Comment archiver électroniquement des factures

Cet article fait partie du dossier “Le point sur la facturation électronique en Belgique”

L’archivage de factures électroniques

Comment conserver valablement des factures de manière électronique ?

Dossier règlementation facture électronique

Depuis 2013, aucun procédé ni aucune norme technique précise ne doit être respecté en particulier. Toute facture, qu’elle soit émise sous forme électronique ou papier, peut, dans le cadre de sa conservation, passer d’un format à l’autre, pour autant que l’authenticité de l’origine, l’intégrité du contenu de la facture et sa lisibilité soient assurées (§ 6 de l’article 60 §6 du code de la TVA). Bien entendu, une facture au format Word n’est évidemment pas à même de respecter de telles conditions.

4 conditions pour archiver des factures électroniques

Pour l’Administration belge de la TVA, 4 conditions doivent être rencontrées :

  1. Les fichiers informatiques doivent être stockés pendant une période minimale de 7 ans à dater du 1er janvier qui suit la date de facture (15 ans pour les factures relatives à des investissements immeubles neufs et pour les tableaux de biens d’amortissement). La législation en matière de TVA exige en outre la conservation de toutes les pièces susceptibles de permettre la détermination des activités imposables : bons de commande, contrats, documents de transport, … A noter que cette responsabilité incombe directement à l’émetteur qui doit répondre de toute irrégularité, même s’il a autorisé le cocontractant à pratiquer l’autofacturation (en Belgique, chaque facture doit faire l’objet d’une procédure d’acceptation par l’assujetti) ou a fait appel à un sous-traitant. Cette durée fait référence aux obligations fiscales. Bien entendu, il est hautement recommandé de conserver ces documents sur une période plus longue, au moins équivalente au délai de prescription ;
  2. Les garanties d’authenticité de l’origine de la facture et d’intégralité du contenu doivent être maintenues pendant cette durée pour que la facture puisse bien être considérée comme un original. Si la facture électronique a été signée électroniquement, les données électroniques qui permettent de s’assurer du maintien de ces garanties doivent également être archivées dans leur état jusqu’au terme de la durée légale de conservation. Imprimer ces données est inutile;
  3. Rappelons l’obligation de lisibilité. Cette obligation n’est pas forcément aisée à respecter compte tenu de l’obsolescence rapide des solutions informatiques ;
  4. La conservation en dehors de l’UE n’est pas autorisée. Les fichiers peuvent par contre être conservés dans un autre Etat membre que la Belgique, à condition que :
    • un accès en ligne des données soit possible à partir de la Belgique ;
    • l’administration en ait été préalablement informée.

Si ces 4 conditions ne sont pas respectées, l’archivage électronique peut être considéré par l’Administration de la TVA comme non valide. Il n’y a pas de « dématérialisation fiscale » effective.

Précisons toutefois que même si ces conditions ne sont pas respectées, en droit commercial ou civil, une facture peut très bien être considérée par le juge comme un document recevable (comme mode de preuve, pour affirmer par exemple l’existence d’une créance ou pour obtenir un crédit). Cependant, le respect de ces conditions renforce bien entendu la recevabilité des documents.

Un archivage mixte est-il possible ?

Oui. L’entreprise d’ailleurs devra vraisemblablement prévoir le cas de figure où elle émettra 2 types d’archives de factures sortantes: des factures électroniques ainsi que des factures papier adressées à des clients n’ayant pas consenti à recevoir des factures électroniques. Il en est de même pour les factures entrantes.

Bien entendu, une même facture ne doit être archivée que sous une seule forme, même si 2 formes d’archivage coexistent dans l’entreprise. 2 archivages complets ne peuvent donc être effectués en parallèle. Pratiquement, un journal différent sera établi pour la filière papier et pour la filière électronique.

Pour engendrer le maximum d’économie, il est préférable d’opter pour un archivage exclusivement sous forme numérique, tant des factures sortantes que des factures entrantes, en scannant les factures papier de façon conforme aux 4 conditions ci-dessus.

Le scannage des factures papier ne peut être effectué qu’après la procédure de traitement administrative (avec conservation des cachets et/ou annotations de contrôle interne).

A noter que l’administration de la TVA exige, à des fins de contrôle (comparaison entre l’original et l’image obtenue selon le procédé de scanning), que les factures papier originales, si elles existent, soient encore conservées durant un mois à partir de la date de scanning, avant destruction.

Par contre, l’archivage ne sera pas considéré comme “mixte” sur le plan fiscal, si l’entreprise, par facilité, scanne par un procédé standard (non conforme) ses factures entrantes : dans ce cas, le document numérique obtenu ne peut être utilisé à des fins d’archivage administratif. L’entreprise doit donc maintenir un archivage papier de l’original, qui est le seul document qui sera pris en considération au niveau de la réglementation TVA. Ce procédé n’est pas pour autant dénué de tout intérêt, puisque l’entreprise facilite ainsi le partage de l’information avec par exemple un approbateur distant ou un comptable externe. Mais la dématérialisation fiscale présente une valeur ajoutée nettement supérieure, en termes d’économie d’archivage et de traitement, puisque la forme électronique peut s’appliquer sur toute la chaîne.

Cet article fait partie du dossier “Le point sur la facturation électronique en Belgique”

 

Les PME, les oubliées du (très) haut débit en Belgique ?

haut débitPas toujours d’attention aux besoins en haut débit des PME

Lors d’un colloque à l’Université de Liège voici une dizaine d’années, un patron était venu témoigner de l’impossibilité pour sa PME, installée à Harzé près de Liège, d’obtenir une connexion ADSL. La situation était pénalisante au point de devoir relocaliser une partie de son activité dans la périphérie bruxelloise. Les participants avaient été frappés par la réaction très légère du directeur de Belgacom présent : celui-ci avait répondu que la qualité de vie est aussi importante que la technologie. Dès lors ce patron de PME, s’il ne disposait pas de technologies de pointe dans sa commune, avait par contre « de la chance » d’entendre le chant des oiseaux de la fenêtre de son bureau, ce qui n’est pas son cas du haut de sa tour du Boulevard Roi Albert !

Il n’est donc pas été étonnant que les PME n’aient pas fait l’objet d’un traitement prioritaire dans les plans d’infrastructure à très haut débit de l’opérateur historique, en particulier du côté francophone, vu que la densité moindre engendre un investissement proportionnellement plus important, et surtout là où ni Telenet ni Nethys ne le titillent.

Des parcs d’activités enfin équipés en fibres optiques

En 2017, la situation a t-elle changé ? Il semblerait que oui. En témoigne le récent engagement de Proximus de déployer la fibre optique dans 4 parcs d’activités namurois : Crealys®, Ecolys®, Naninne et Floreffe, avec un engagement de desserte jusqu’à l’entrée de chaque bâtiment. Il s’agit toutefois de 4 zones industrielles sur les 34 que compte la province de Namur et de moins d’un quart des 1100 entreprises présentes. De plus, il semble qu’il s’agisse d’une démarche pilote ponctuelle : un rapide coup de sonde auprès de 2 intercommunales indique que sur leur territoire provincial respectif, ce déploiement reste au stade de promesse sans échéance pour l’instant.

Seulement 0,1% de connexions fibres optiques en Belgique

Ce constat est confirmé statistiquement : Dans son dernier rapport officiel, le régulateur belge (IBPT – Institut Belge des Postes et Télécommunications) indiquait que le nombre de raccordement en fibres optiques (FWA, FTTH, FTTB) représentait 0,1% du total des connexions large bande rapide, soit de l’ordre de 4000 unités seulement dénombrées fin 2015, chiffre encore plus bas si on exclut les raccordements pour le secteur financier.

acces haut débit - Idate

Ainsi, dans son dernier rapport, le bureau spécialisé IDATE ne reprenait même pas la Belgique dans son classement des pays européens équipés en FTTH (Fiber-To-The-Home)

En revanche, la Belgique est à la pointe de la montée en débit

Si le nombre de raccordement en fibres optiques est particulièrement faible, en revanche la Belgique fait partie des pays européens à la pointe au niveau du pourcentage de connexions Internet d’au moins 30 Mb/s. Si ce type de raccordement est essentiellement résidentiel, les entreprises l’utilisent régulièrement… quand il est disponible là où elles se situent : en effet, ce développement découle de l’important plan d’investissement d’un demi-milliard d’euros lancé par Telenet (« de Grote Netwerf ») en Flandre. Ainsi 2/3 des connexions de ce type sont fournis via le câble coaxial, qui dessert peu de parcs d’activités en Wallonie. Le réseau de Proximus tente de reprendre des parts de marché avec la technologie « VDSL vectoring ».

Ainsi, si les ménages sont de plus en plus nombreux à pouvoir bénéficier de connexions Internet très rapide (près de ¾ fin 2015), en revanche les entreprises ne se trouvent moins souvent dans une telle situation, en particulier en Wallonie où des zones tant en province de Liège, Luxembourg, Namur, et Hainaut restent encore mal desservies, avec des connexions qui ne dépassent parfois pas les 4 Mb/s.

carte haut débit en belgique

Taux de couverture en Internet haut débit de la Wallonie (Source: IBPT – 2016)

Parfois des entreprises n’ont d’autres recours que d’utiliser une connexion 3G pour se connecter à Internet, là où le débit est meilleur avec la technologie sans fil, avec un coût d’abonnement semblable, mais par contre un coût nettement plus élevé en cas de transferts élevés de données et surtout un temps de latence très médiocre par rapport à un raccordement filaire.

Les PME ont-elles besoin de la fibre optique ?

Quant aux entreprises qui peuvent obtenir des connexions à très haut débit par le réseau cuivre ou coaxial, si l’essentiel d’entre elles s’en contentent au stade actuel, elles sont néanmoins de plus en plus nombreuses à ne plus s’en satisfaire et à vouloir exiger la fibre optique. Compte tenu de leur taille, elles ne peuvent toutefois se permettre de payer les montants astronomiques (plusieurs milliers d’euros) qui sont demandés pour un raccordement spécialement pour elles.

Les raisons invoquées pour passer à la fibre sont rarement parce qu’elles ont besoin de débits supérieurs, mais surtout parce qu’elles doivent disposer d’un raccordement internet à très faible temps de latence (c’est le cas d’entreprises de services actives dans le traitement de données, mais aussi des PMI qui, dans le cadre de leur adaptation au numérique, se dotent de machines de production télécontrôlées à distance, et même des TPE qui ont opté de permettre à leur employés le télétravail, avec accès à distance à toutes les applications informatiques internes, et celles qui pratiquent l’e-learning vidéo).

Une autre motivation importante est le niveau de qualité de service, en particulier le taux de disponibilité, où, grâce à la fibre optique, il est possible d’obtenir des SLA (Service Level Agreement) nettement meilleurs. Lors de son dernier colloque annuel du GRACO le 10 janvier 2017, l’ARCEP, le régulateur français a recueilli des témoignages très intéressants de dirigeants de PME soulignant que l’accès au très haut débit est un levier de développement et fait partie des critères de (dé)localisation d’activités économiques (une consultation est en cours sur les solutions pour accélérer l’investissement dans la fibre optique et favoriser la numérisation des entreprises françaises).

Le marché permettra-t-il d’atteindre l’horizon « fibres optiques » ?

Ainsi, cela fait maintenant ¼ de siècle que tous les spécialistes voient la fibre optique comme un horizon technologique à atteindre. Celui-ci se rapproche, mais n’est pas encore palpable, en particulier pour les PMEs.

Certes, beaucoup d’entre elles peuvent se satisfaire de l’offre actuelle, nettement meilleure que dans les pays du pourtour méditerranéen (encore que certaines zones, comme Barcelone, sont à la pointe avec un FTTB généralisé), et il existe bien d’autres attentes plus fondamentales qu’un patron de PME voudrait voir satisfaire en Belgique, telle qu’une meilleure mobilité. Il n’est reste pas moins qu’il serait erroné de croire que les forces du marché règleront elles-mêmes la problématique de la desserte en très haut débit des PME.

Poussé dans le dos par Telenet, dont le réseau en câble coaxial permet technologiquement des débits supérieurs à la paire de cuivre, Proximus a annoncé début 2017 un plan décennal d’investissement de 3 Milliards € pour déployer un réseau en fibres optiques, avec l’ambition de desservir 50% de la population en fibres optiques, mais dans un horizon de 10 ans. Pourtant, dans le domaine du numérique, 10 ans sont presque assimilés à une éternité, quand on compare à l’Internet qui s’est ouvert au commercial voici une vingtaine d’années. Et ce pourcentage sera quasiment atteint en se limitant à équiper les 5 principales agglomérations belges. Pour le reste, « la densité de l’habitat est très faible ». Cet argument est certes pertinent, s’agissant d’investissements nécessitant de coûteux travaux de voiries, proportionnels à la longueur des raccordements. Mais la réelle non-motivation ne serait-elle pas plutôt : «l’intensité de la concurrence y est très faible » ?

10 ans d’avance au Grand-Duché ?

Couverture en haut débit du LuxembourgOn ne peut en effet être indifférent à la situation de notre “petit” voisin, le Grand Duché de Luxembourg. Au moment même où l’opérateur historique belge annonçait vouloir desservir 50% de la population en fibres optiques pour 2027, le Luxembourg annonçait avoir dépassé 50%… maintenant, même dans ses très nombreuses communes rurales.

Ainsi en date du 30/6/2016, le Luxembourg comptait 143 400 raccordements FTTH (51% des logements et locaux) : 66900 via la technologie FTTH P2P (qui permet aisément une mutualisation entre plusieurs opérateurs) et 76500 via la technologie P2M. Le taux de couverture est d’ailleurs cartographié, commune par commune, sur le Geoportail.lu, modèle soi-dit en passant de facilité de réutilisation de données publiques.

Comment le Luxembourg peut-il avoir (au minimum) 10 ans d’avance en la matière par rapport à la Belgique, alors qu’en ce domaine une décennie est une échéance plutôt lointaine.

Et comment ce qui est déjà une réalité à Wiltz ne pourrait être atteint de l’autre côté de la frontière, par exemple à Bastogne ou à Gouvy, qui font partie des communes belges où la couverture complète en ADSL se fait paraît-il encore attendre ? Notons qu’outre la vision politique en la matière, la compétition n’est vraisemblablement pas étrangère à ce dynamisme luxembourgeois : ainsi 33,5% des raccordements en fibres optiques au Luxembourg sont commercialisés par des opérateurs alternatifs.

On ne peut que se réjouir que cette problématique fasse l’objet en Wallonie maintenant d’une réflexion attentive dans le cadre du plan Digital Wallonia, avec des négociations avec les opérateurs en contrepartie de la suppression de la « taxe Pylônes » (voir question parlementaire de la députée M-D Simonet et la réponse donnée par le Ministre Marcourt : ).

Probablement faudrait-il néanmoins ne pas en rester à une intensification des investissements pour la desserte sans fil (4G), mais aussi aborder une réflexion sur la manière de mieux stimuler la compétition sur le marché, d’autant que les décideurs politiques disposent de leviers, tant chez Proximus que chez Nethys, qui rappelons-le sont des opérateurs respectivement majoritairement et totalement publics, et que certains y ont placé leurs « hommes » comme administrateurs… rarement bénévolement semble-t-il 😉

Commerce connecté: Applications web-to-store et plateformes pour les commerçants

web-to-store-gallerie

Commerce Connecté : 10 applications pour booster votre point de vente

Le numérique a modifié le comportement d’achat et de consommation de la population, mais a apporté de nouvelles solutions au commerçant pour vendre ses produits ou services.

Que l’on souhaite faire de l’e-Commerce ou que l’on privilégie le Web-to-Store (comprenez « Attirer le client du Web jusqu’en Magasin »), ces solutions proposent pléthore de services. Par exemple : gagner en visibilité grâce à Internet, diffuser ses promotions à grande échelle ou de manière ciblée, améliorer le contact avec sa clientèle, vendre en ligne sur une place de marché ou encore créer facilement sa propre boutique e-Commerce… Chaque commerçant peut trouver ce dont il a besoin afin d’améliorer son expérience de vente et l’expérience d’achat de ses clients.

Cet article vous présente quelques-unes des solutions disponibles sur le territoire belge pouvant aider les commerçants et galeries commerciales à connecter leur activité.

Présentation de 10 applications pour le commerce connecté

Central App

centralapp-site

Une fiche unique pour gérer sa présence sur de multiples pages sur le web.

Cette solution aide les établissements à gagner en visibilité sur Internet en fonction de leur secteur d’activité. Six domaines sont actuellement couverts par la solution et segmentent l’offre de Central App : Restaurant, Café et Bar, Commerce, Salon, Santé et Professionnel.

Central App est une application qui permet à un établissement de regrouper dans un seul et même outil toutes ses informations (Nom, Adresse(s)…) pour ensuite les diffuser sur Internet à travers les principaux canaux utilisés par sa clientèle. Au total, quinze sites et applications sur lesquels seront publiées les informations de l’établissement. En plus du site web évolutif créé par la solution, cela inclut les réseaux sociaux, les annuaires, des sites et des applications populaires.

Outre le fait que Central App accepte que ses clients mettent à jour leurs informations de manière illimitée, l’application est susceptible d’impacter aussi positivement leur référencement local dans Google. En fonction du secteur d’activité de l’établissement, l’objectif principal de l’outil sera d’attirer naturellement davantage de visiteurs et de les transformer en clients.

centralapp-logowww.centralapp.com


i-Vitrines

ivitrines-site

Mettre en scène ses fiches produits comme dans un point de vente physique

La solution i-Vitrines cible les commerçants intéressés par la vente en ligne et soucieux d’offrir à leurs clients une expérience d’achat se rapprochant de la réalité.

Pour créer sa propre i-Vitrine, chaque vendeur est invité à mettre en scène ses produits avant de les prendre en photo. Du simple agencement en magasin à la présentation originale, tout est possible pour se différencier car, sur i-Vitrines, c’est cette mise en scène qui remplace la traditionnelle fiche produit. Une fois ce travail réalisé, il ne reste plus au vendeur qu’à associer des étiquettes virtuelles à chacun des articles visibles sur l’image. Celles-ci permettront aux visiteurs d’accéder aux informations comme ils le feraient en magasin.

Il s’agit d’une interface ludique et simplifiée, avec paiement en ligne sécurisé et choix du mode de livraison.

ivitrines-logowww.i-vitrines.com/pro/


Localisy

localisy-site

Galerie commerciale en ligne, adaptée au mobile

La plateforme Localisy se présente comme « le Google des commerçants locaux ». Elle améliore leur visibilité sur Internet en plaçant le critère de la proximité au centre de la recherche du client.

Sur Localisy, chaque commerçant et indépendant a la possibilité de créer sa propre page qui lui permet, en plus de l’élaboration d’un catalogue de produits ou de services, de diffuser toutes les informations importantes relatives à son activité (horaires, coordonnées de contact, adresse…). En fonction des besoins, un module de vente en ligne peut également être activé.

Couplés à une présence directe sur la plateforme, plusieurs canaux de communications (réseaux sociaux, Google Adwords, radio…) sont mis à contribution pour développer une communauté autour du commerce local.

localisy-logowww.localisy.com


Nearshop

nearshop-site

Galerie commerciale en ligne pour les commerces locaux

Avec sa plateforme mutualisée, Nearshop s’apparente à une place de marché, le Amazon de l’e-Commerce de proximité en quelques sortes. Il se présente comme le partenaire des commerces qui souhaitent prendre en marche le train de la révolution digitale.

En segmentant son offre en trois déclinaisons (Free, Premium et Max), Nearshop propose à chaque commerçant un large éventail de services couvrant tous les aspects de la vente en ligne. Cela va de la création et l’hébergement d’un e-Shop basique, à la personnalisation complète de celui-ci ou encore l’intégration avec le logiciel caisse. En passant bien entendu par la logistique, le marketing, les réseaux sociaux et la sécurisation des paiements.

nearshop-logowww.nearshop.be


PubEco

pubeco-site

Annuaire de promotions en ligne pour des réductions en point de vente

La solution proposée par PubEco répond au besoin des commerçants, des responsables d’un ou plusieurs points de vente et des enseignes qui est de diffuser sur Internet leurs offres, leurs promotions et leurs horaires.

L’objectif de cet annuaire n’est pas de les aider à vendre en ligne, mais plutôt d’informer leurs clients et d’inciter ces derniers à se rendre en magasin. Ceux-ci ont d’ailleurs la possibilité de communiquer leur localisation pour n’afficher que les offres proches de chez eux. L’accent est donc mis sur le Web-to-Store tout en jouant sur un aspect écologique, du fait de la dématérialisation des prospectus promotionnels.

En optant pour une des trois formules payantes, les commerçants peuvent bénéficier d’autres fonctionnalités et services. Comme par exemple : la création d’une vitrine en ligne et sa duplication sur Facebook, l’optimisation du référencement sur Google mais aussi, la mise en avant de publications dans les newsletters, sur le site internet et sur la page Facebook de PubEco.

pubeco-logowww.pubeco.be


Sweepin

sweepin-site

Galerie commerciale en ligne dotée de fonctions avancées en “profile marketing”

En connectant les objets et les lieux qui entourent le consommateur, la société Sweepin propose aux acteurs du retail d’accéder à des technologies leur permettant d’offrir de nouvelles expériences de marketing de proximité à leurs clients.

Avec l’aide des technologies de Beacons, Geofencing, NFC et QR Code accessibles sur la plateforme, le commerçant ou centre commercial « connecté » est en état de travailler sur 3 axes principaux : l’acquisition de clients, l’accueil et l’orientation de ceux-ci et enfin, leur fidélisation. Les campagnes marketing, diffusées par l’intermédiaire d’un parc de balises, donnent au commerçant l’opportunité de cibler une audience précise sur base de critères établi par ses soins. Par la suite, ce dernier peut choisir de réactiver ses visiteurs en utilisant des techniques de « retargeting ».

Les établissements déjà équipés d’un système d’information, d’un progiciel ou d’un CRM peuvent aussi s’interfacer avec la plateforme Sweepin. Les campagnes marketing, quant à elles, sont accessibles depuis le navigateur mobile des clients ciblés et leur efficacité est analysée dans un outil prévu à cet effet.

sweepin-logowww.sweepin.fr


Joyn

joyn-site

Portefeuille virtuel de cartes de fidélité

Issue de la fusion de Qustomer et de Citylife, la société Joyn propose aux commerçants et à leurs clients un programme de fidélité numérique. En clair, cette solution regroupe toutes les cartes de fidélité au sein d’une seule application mobile. Tandis que le client épargne dans le but d’obtenir des récompenses, le commerçant, quant à lui, rejoint un réseau composé de plusieurs milliers de commerçants et de plus d’un million d’utilisateurs.

En outre, l’application Joyn permet aux commerçants de récolter automatiquement les informations qui concernent leurs clients, d’améliorer le taux de fidélité de ces derniers et d’organiser des campagnes d’e-mailing afin d’informer leur clientèle des nouveautés et des promotions.

joyn-logowww.joyn.be


Teasio

teasio-site

La vidéo comme levier pour augmenter ses ventes

Pour l’e-Commerçant et futur e-Commerçant à qui les photos et le texte ne suffisent pas pour présenter et vendre ses produits, la plateforme Teasio apporte une solution : la visiovente.

Depuis un panneau de gestion qui lui permet la création de ses fiches produit, le vendeur peut également programmer des séances de démonstration, les visioventes, auxquelles ses clients s’inscrivent et assistent depuis leur domicile. Ces espaces de vente privés offrent l’opportunité aux acheteurs potentiels d’interagir en direct avec l’e-Commerçant via un système de tchat et, à tout moment, ces derniers peuvent ajouter les articles à leur panier en vue de finaliser leur achat. La procédure de paiement est sécurisée et entièrement réalisée au sein de la plateforme Teasio.

En fonction de la formule tarifaire sélectionnée, l’e-Commerçant se voit proposer différentes fonctionnalités : catalogue produits (il)limité, visioventes publiques ou privées, canaux d’invitations, statistiques…

teasio-logowww.teasio.com


The Must

themust-site

L’application Mobile-to-Store

L’application The Must vise à développer le Mobile-to-Store, c’est-à-dire : attirer les utilisateurs d’appareils mobiles connectés à Internet jusque dans les commerces de proximité. Pour se faire, les notifications Push des appareils sont mises à contribution.

En utilisant The Must, le commerçant de proximité, l’artisan ou encore le petit producteur local peut mettre en avant ses nouveaux produits et ses promotions tout en partageant son actualité et ses informations. L’application transmet ce contenu directement aux consommateurs en fonction de leur géolocalisation et de leurs centres d’intérêt.

themust-logowww.themust.io


Wonderdigit

wonderdigit-site

Maintenir le contact avec le client en ligne et mieux le relancer

Avec sa solution, Wonderdigit se focalise sur l’optimisation de fidélisation de clientèle. En effet, elle permet aux commerçants d’enrichir leur fichier « clients » en collectant des données les concernant pour ensuite diffuser du contenu et des offres personnalisées de manière ciblée.

Après identification du client dans la solution, et ce grâce à son numéro de téléphone, son adresse email ou un QR Code, le commerçant peut choisir le nombre de points de fidélité qu’il souhaite lui accorder avant de valider la transaction.

En plus de se synchroniser automatiquement avec le Cloud, l’application de chaque commerçant utilise un cryptage afin que toutes les transactions soient sécurisées.

wonderdigit-logowww.wonderdigit.com

Vous avez des retours d’expérience comme commerçant utilisateur d’une de ces solutions ?
Vous utilisez un autre solution ?  Contactez-nous pour témoigner

Chèque à la transformation numérique pour les entreprises en Wallonie

Chèque-entreprise à la transformation numérique wallonie La Wallonie accordera à partir du 1e mars 2017 des chèques à la transformation numérique, à l’attention des PME situées en Wallonie.

Ces chèques-entreprises virtuels permettent de bénéficier, à coût réduit (50% à 75% d’aide de la Région Wallonne), des services d’un consultant spécialisé en e-business et plus globalement en transformation numérique. 

2 types de mission subsidiées par la RW:

  • Audit de la maturité et des besoins numériques, jusqu’à l’établissement d’un plan d’action (mission d’une durée maximale de 12 mois, et de maximum 10 000 €).
  • Accompagnement de la PME dans la mise en oeuvre d’un plan d’action vers le numérique (par exemple: l’établissement d’une stratégie de positionnement commercial en ligne, rédaction d’un cahier des charges, test de  l’e-shop et vérification du respect du cahier des charges par l’agence web, coaching dans la mise en place sous la forme de conseils en e-marketing, sur les aspects juridiques, fiscaux,…). Cela comporte tant la consultance que le coaching. La durée de la mission ne peut dépasser 12 mois et 20 000 € (plusieurs missions peuvent être subsidiées, avec un budget de maximum 40 000 € /an et 60 000 € sur 3 ans).

Taux de subsides à la transformation numérique en Wallonie

Le taux d’aide est de 50 % à partir du 1/1/2017.

L’intervention financière de la Région Wallonne peut toutefois être portée à 75% pour les starters (entreprises créées au cours des 5 dernières années) et pour les TPE. Pour ces 2 types de structures, les plafonds ci-dessus sont augmentés de 50%, sauf le plafond maximum de l’aide sur 3 ans qui ne peut dépasser 60 000 €.

L’objectif de la Wallonie est d’accroître la maturité numérique des entreprises en vue d’améliorer leur compétitivité et leur pérennité.

Les chèques à la transformation numérique remplacent l’aide RENTIC:

Les chèques “transformation numérique” font partie d’un nouveau régime d’aide dite “de premier niveau” en Wallonie. Ils remplacent l’aide RENTIC (décret e-business), qui était en vigueur entre 2001 et 2016, ainsi que les primes en conseil informatique.

Le Gouvernement Wallon a apporté des améliorations sensibles par rapport au dispositif d’aide précédent :

  • validation nettement plus rapide (5 jours ouvrables au lieu de plusieurs trimestres, ce qui constitue un progrès substantiel);
  • extension de la portée des missions de conseils (plus uniquement les projets d’e-business, mais les différents types de projets numériques permettant à une entreprise de développer ses activités);
  • prise en compte du coaching (formation intra-entreprise et accompagnement individuel sur le terrain, pour que l’entreprise ne soit pas uniquement conseillée, mais puisse faire appel au consultant pour s’assurer que les outils numériques soient optimalement mis en place.

A noter toutefois que la prime à la réalisation d’un projet d’e-business n’est pas remplacée. Depuis le 1 janvier 2017, les frais de conception technique par une agence web d’un site d’e-commerce, d’un CRM, d’un système d’e-marketing… ne sont donc plus pris en charge à 50%.

Aide de la Wallonie au conseil, à la formation et à l’accompagnement à l’e-commerce

Les nouveaux chèques à la transformation numérique couvriront par contre bien toujours les taches d’audit, de consultance, de formation et de coaching (accompagnement individuel) pour, par exemple, la mise en place d’un site d’e-commerce, mais aussi l’optimisation et le développement à l’international d’un e-shop situé en Wallonie.

Les anciens experts RENTIC deviennent consultants à la transformation numérique

Les anciens consultants “RENTIC” sont automatiquement agréés dans le nouveau dispositif d’aide jusqu’au 31/12/2017. Les entreprises qui font appel aux services de conseils et de coaching de RETIS peuvent donc dès maintenant bénéficier de cette aide allant jusqu’à 75% pour les TPE et starters.

Fonctionnement du nouveau dispositif de chèques-entreprises

  1. Une fois qu’il aura convenu du contenu de la mission et du devis avec le consultant, le dirigeant de la PME (ou l’indépendant) qui souhaite obtenir des chèques à la transformation numérique devra s’inscrire en ligne sur la plateforme www.cheques-entreprises.be, via sa carte d’identité électronique (il peut aussi mandater RETIS pour effectuer l’inscription et l’encodage du descriptif du projet à sa place).
  2. Le demandeur recevra dans les 5 jours ouvrables une réponse de la DGO6 du SPW (Service Public de Wallonie)
  3. Il devra ensuite régler sa quote-part (25 ou 50%) du prix de la mission auprès de Sodexo, qui établira un chèque virtuel du montant de la tâche commandée.
  4. Ce chèque sera remis par Sodexo au consultant une fois que la mission sera terminée et la DGO6 aura validé le rapport (dans les 15 jours ouvrés).

Informations :

  • auprès de RETIS (04 221 44 08)
  • auprès du numéro vert de la Région Wallonne (1718) ou de l’Agence du Numérique (081 77 80 80).

Bien peu d’e-shops en règle avec la réglementation e-commerce

Réglementation 2014 en matière d’e-commerce

Depuis juin 2014, les règles de protection du consommateur en cas d’achat à distance ont été complètement harmonisées dans l’ensemble des Etats Membres.

L’objectif du législateur européen était de donner confiance au consommateur lorsqu’il achète notamment sur Internet: En effet, il peut maintenant bénéficier des mêmes protections lorsqu’il achète sur une boutique en ligne située en Europe, quel que soit le pays d’origine, de même que sur une e-shop non européenne à condition que celle-ci oriente son offre explicitement vers le consommateur européen.

Rappelons que cette législation comporte 4 grands types d’obligation :

  1. Des obligations de transparence sur le vendeur (identité, coordonnées de contact, engagements déontologiques,…)
  2. Des obligations pré-contractuelles d’information sur l’offre
  3. Une procédure à respecter dans le tunnel de commande
  4. Des obligations d’information après la commande

2 ans et demi se sont écoulés depuis la généralisation de cette législation. Qu’en est-il de son application sur le terrain en Belgique ?

200 e-shops analysées au niveau conformité juridique

Dans le cadre du cours de droit du numérique, les étudiants en e-business de la Haute Ecole de la Province de Liège ont procédé en décembre 2016 à l’analyse d’exactement 200 e-shops wallonnes, parmi celles reprises dans l’annuaire diffusé sur www.digital-wallonia.be. Il s’agit d’un échantillon plutôt représentatif, portant sur plus d’un ¼ des boutiques en ligne enregistrées administrativement en Wallonie. L’exercice s’est limité à la vérification du respect des obligations d’information sur le site web. Il n’a pas été procédé à un achat pour vérifier si les informations après la commande étaient correctement communiquées, ni à une annulation pour s’assurer du bon respect de l’exercice du droit de rétractation

Seulement 7% des e-commerçants wallons complètement en règle

Les résultats obtenus sont assez interpellants. 187 sites d’e-commerce (soit 93%) se sont révélés ne pas être en ordre sur au moins un point par rapport juste aux aspects “communication” de cette réglementation. Et plus d’un tiers sont sérieusement dans l’irrégularité.

Les obligations les moins respectées en e-commerce

Voyons les problèmes de non-conformité les plus fréquents:

  • Mentions légales fréquemment incomplètes: Ainsi, pour le premier point relatif aux obligations de transparence (communément appelées “mentions légales”), 26% seulement des sites étaient en ordre. Il manquait fréquemment:
    • des coordonnées de contact,
    • le numéro de TVA,
    • les informations obligatoires sur l’existence de systèmes de résolutions extrajudiciaires de litige,
    • le formulaire-type de rétractation.

69 e-shops étaient mêmes gravement en irrégularité (pas de numéro BCE, pas de coordonnées de contact, voire pas la moindre donnée).

  • Fiches produits légères: Le taux de respect de la réglementation est un plus important au niveau des informations sur les fiches-produits : 31%. Cela reste néanmoins faible. Fréquemment la fiche-produit est insuffisamment détaillée. Exemples:
    • il manque les dimensions d’un meuble. Seule une photo est proposée, sans texte décrivant les caractéristiques.
    • Les informations sont souvent moins complètes que ce qui est imprimé sur l’emballage du produit
    • il n’est pas possible de calculer les frais de livraison et/ou de connaître les moyens de paiement sans mettre un produit dans le panier et créer un compte d’acheteur.

Pour 29% des e-shops, les irrégularités ont été jugées sérieuses, empêchant le consommateur de bien savoir ce qu’il achète.

  • Tunnel de commande non conforme: Quant aux étapes et fonctionnalités que le vendeur doit respecter une fois que le produit est placé dans le panier jusqu’à la validation de la commande, 34% des e-shops sont en règle.

Le même pourcentage n’est pas contre pas du tout en règle, souvent parce que les mentions sur le droit de rétractation sont inexistantes ou fausses (ex: encore très souvent un délai maximum de 7 jours est indiqué par erreur; ou le vendeur déclare que le retour n’est pas autorisé, alors que son offre ne rentre pas dans les conditions des exceptions légales), et/ou parce qu’il n’existe pas de bouton comportant la mention facilement lisible « commande avec obligation de paiement » ou une formule analogue, dénuée d’ambiguïté, indiquant que passer la commande oblige à payer l’entreprise.

Pourtant la sanction prévue par la réglementation est sévère puisque le consommateur n’est dans ce cas pas lié par la commande. Lorsque des suppléments de frais de livraison non annoncés sont ajoutés, le consommateur a le droit de demander à y être remboursé. Et quand l’information sur le droit de rétractation est absente, la durée de celui-ci est portée à 12 mois et 14 jours et le consommateur ne sera pas considéré comme responsable de la dépréciation du bien.

Enfin, lorsque le vendeur ne veille pas à ce que ses conditions générales de vente soient explicitement acceptées par l’acheteur, les CGV ne seront pas opposables. Il est apparu qu’une dizaine d’e-shops ont été conçues à partir d’un même “template”, qui n’a pas été adapté à la législation européenne par le prestataire web.

Le TOP 20 des e-shops nettement plus en ordre

Seuls donc 13 e-shops wallonnes analysées (7%) cumulent le respect de ces 3 critères. Ce très faible taux tranche avec celui atteint par les TOP 20 des boutiques en ligne consultées par les consommateurs belges. 16 de ces e-shops sont parfaitement en règle, 2 ne respectent pas un point de la réglementation, 2 autres plusieurs points, mais aucun n’est en infraction sérieuse.

Pourquoi une telle différence entre les grands noms et les plus petits acteurs de l’e-commerce?

Les petits e-commerçants sont souvent bien conscients de ne pas être en ordre, mais évoquent une difficulté à bien comprendre les réglementations (ainsi certains ont déclaré qu’ils croyaient qu’il suffisait juste de revoir les conditions générales de vente pour être en ordre par rapport aux changements intervenus en 2014), et surtout sont le nez sur le guidon et estiment ne pas avoir de temps pour se préoccuper de ces aspects. Ainsi dans près de 10% des sites analysées, l’e-commerçant n’a même pas rempli la page “mention légale”. Et 2 sites avaient comme texte de CGV la formule latine “Lorem ipsum…”!

Probablement que les “majors” disposent de plus de moyens humains pour suivre l’évolution de la réglementation ou font bien aisément appel à des experts. Une autre raison est vraisemblablement que les grands acteurs n’ont pu passer sous le radar des autorités de contrôle et des organisations de défense des consommateurs et ont donc été contraints de régulariser leur site si des problèmes avaient été rencontrés. Et certains ont peut-être fait les frais d’une action en justice de dédommagement pour concurrence déloyage menée par un concurrent.

Mais relevons aussi qu’un grand nombre de ces grands étaient voici peu des starters et qu’il est possible que grâce à leur souci du respect des droits du consommateurs, ils ont ainsi suscité plus de confiance sur leur boutique en ligne et ont donc pu grandir plus vite.

Respecter la loi sur l’e-commerce engendre plus de ventes en ligne

En effet, n’oublions pas que si un vendeur est évidemment tenu de respecter les réglementations en vigueur, il devrait surtout penser “client” et donc prendre en considération qu’en camouflant par exemple son identité, en ajoutant au dernier moment des suppléments de prix, en n’appliquant pas de droit de rétractation par exemple lors de soldes, ou en insérant des clauses abusives, il crée une méfiance à son égard et vendra donc moins que ses confrères.

Se mettre en ordre s’impose donc doublement : sur le plan légal, mais aussi commercial.

Comment mettre en ordre son e-shop ?

Si l’expertise en matière juridique est rarement présente dans les agences web, des consultants spécialisés en ces matières proposent des audits de conformité juridique, tels RETIS. Il est également possible de rafraichir ses connaissances en matière de réglementation en e-commerce (mais aussi en e-marketing) lors de formations non juridiques,  et d’ainsi être en mesure de régulariser soi-même sa boutique en ligne.