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Les e-commerçants français misent fortement sur l’exportation pour développer leurs activités. Cette stratégie s’est d’ailleurs amplifiée en 2015.

association FEVADSelon une enquête réalisée en France en février 2016 par la FEVAD, en partenariat avec le magazine LSA, maintenant 60 % des e-commerçants français interrogés exportent. Si 22% d’entre eux vendent à l’étranger via une place de marché présente sur place, la majorité le font à partir de leur site d’e-commerce. 40% ont créé une filiale dans les pays ciblés.

La Belgique, premier pays ciblé par les e-commerçants français

Les e-commerçants exportent surtout en Europe (97%), sans grande surprise.60% des e-commerçants français sont présents à l'international

La Belgique est ciblée par 86% des e-shops positionnées à l’international, suivie par l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume Uni.

La 4 et 5e position de ces 2 derniers pays peut surprendre, car ils constituent à eux-seuls plus du tiers du marché de l’e-commerce en Europe. Cela s’explique peut-être par la difficulté d’y faire une place alors que l’environnement est très concurrentiel et les consommateurs très exigeants au niveau du service (délais de livraison, rétractation,…). L’enquête montre toutefois que l’Allemagne est actuellement le pays qui suscite le plus d’engouement dans les plans stratégiques de développement des entreprises en ligne françaises.

La grande exportation (vers un autre continent) est beaucoup moins recherchée (29% des exportateurs se positionnent vers les clients asiatiques, et 26% vers le marché nord américain.

3 grands obstacles à l’exportation en e-commerce

Les 3 principaux freins cités par rapport au développement international en e-commerce sont :

  1. la maîtrise des réglementations (44%)
  2. la maîtrise de la logistique (41%)
  3. la fiscalité (38%).

Ces freins rejoignent ceux qui avaient été relevés dans notre dossier “e-commerce international” (voir l’étude sur les facteurs de réussite en e-commerce en Belgique). En Belgique, la stratégie de développement vers l’international est toutefois marquée depuis plus longtemps, étant donné le marché national très petit, scindé en plus en 2 zones linguistiques.

A noter toutefois que ces chiffres doivent être interprétés avec prudence, étant donné la petite taille du panel interviewé (moins de 100 e-commerçants) et la proportion très faible de petites boutiques en ligne participantes (seulement 11% des sociétés interviewées réalisent moins de 1 million d’euros), ce qui diffère de la représentativité réelle de cette catégorie, qui dépasse largement les 50% des e-shops.

Enquête de la fédération ecommerce Europe

Ce constat est confirmé par l’enquête réalisée par l’association eCommerce Europe auprès des différentes fédérations nationales.


Pour en savoir plus:  Synthèse de l’enquête 2016 de la FEVAD sur le moral des e-commerçants

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