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Quels moyens de paiement sont les plus appropriés pour un site de commerce électronique en Belgique? Quels sont leurs avantages et inconvénients ?

La plupart des sites d’e-commerce nécessitent la mise en place de solutions de paiements électroniques, surtout en BtoC (vente vers le consommateur final), le vendeur souhaitant recevoir la confirmation du paiement avant de livrer le produit ou fournir le service demandé.

Quelles sont les différentes solutions d’encaissement qui se présentent à l’heure actuelle à un e-commerçant visant le marché belge ?

1. Paiements immédiats, en ligne

Il existe différentes formules de paiement en ligne: carte de crédit, carte de crédit jetable, paiement à débit immédiat (cartes de débit et transferts électroniques), paiement par e-mail ou via des comptes de tiers, communications surfacturées, paiements mobiles

1.1 La carte de crédit

Avantages pour l’e-commerçant d’accepter la carte de crédit

  • Simplicité : nécessité juste de recueillir un numéro de code, un nom et prénom, une date de validité, et un code de vérification, informations qui se trouvent sous une structure identique sur toutes les cartes du monde;
  • Universalité : possibilité de réceptionner des paiements quelque soit le pays d’origine de l’acheteur, sans se soucier des éventuelles opérations de change nécessaires (à noter toutefois que les cartes de crédit Visa et Mastercard ne sont généralement pas disponibles pour les consommateurs chinois, à qui les banques proposent plutôt UnionPay, l’unique réseau interbancaire en Chine);
  • Paiement différé au niveau du consommateur : élément favorisant bien évidemment les achats impulsifs.

Inconvénients pour l’e-commerçant

  • Public restreint aux personnes majeures, ayant généralement dû justifier de revenus réguliers pour recevoir une carte de crédit. Il y a néanmoins plus de 3 millions de cartes en circulation en Belgique;
  • Usurpation aisée si le système 3D Secure n’est pas activé: la simplicité du dispositif a pour conséquence la possibilité pour toute personne ayant noté les numéros de la carte d’un tiers d’effectuer des opérations sur le compte de celui-ci. Avec la généralisation du 3D Secure, le titulaire de la carte doit valider la transaction par un échange de données électroniques uniques qui transite, soit à la réception soit à l’émission, par un autre canal qu’Internet (le procédé varie selon les banques).
  • Coûts des commissions sur les transactions perçus par l’acquéreur et par le PSP. Ils sont variables selon le contrat, dans un ordre de grandeur de 0,8 à 2,5%, plus souvent un montant fixe par mois, plus un coût fixe par transaction ;
  • les transactions sont plafonnées à un certain montant total de dépenses par mois. Généralement, il s’agit par défaut de 1250 euros. Ainsi, ce mode de paiement est inapproprié pour la vente de produits d’un montant supérieur et ne devrait pas être le seul proposé aux clients si le panier moyen attendu dépasse les 500 euros.

Aussi, surtout si le site s’adresse à un public international, la carte de crédit reste un des principaux moyens de paiement à proposer sur un site d’e-commerce.

La carte de crédit jetable

Une formule alternative consiste à utiliser une carte de crédit “jetable”.

Ce système vise à rassurer le client: ainsi, au lieu de taper son propre numéro de carte de crédit, le consommateur encode en ligne un autre numéro qui est:

  • soit éphémère (valable pour une seule transaction),
  • soit permanent, mais limité à un avoir qui aura été préalablement “chargé” sur un compte virtuel (carte prépayée)
  • soit permanent, mais lié à une carte de crédit classique ou bien à un compte bancaire, mais le couplage n’est connu que de la banque et du client, et avec la possibilité pour le consommateur de modifier à tout moment le montant maximum utilisable et parfois d’autres limites (par exemple valable dans un seul pays).

Ce compte virtuel est , ou encore est éphémère, alimenté par un .

Ce mode de paiement peut être pertinent pour les sites de commerce électronique s’adressant à des profils d’acheteurs novices en commerce électronique et plutôt méfiants, à des consommateurs mineurs, ou lorsque l’acheteur potentiel souhaite conserver l’anonymat. En effet, avec ce procédé, généralement seule la banque émettrice dispose du nom du client.

A noter que ce mode de paiement n’est pas approprié par rapport à la carte de crédit traditionnelle lorsque la réservation ou les achats nécessitent de présenter la carte qui a été utilisée (par exemple pour retirer des tickets).

1.2 Carte de débit

Bancontact est le système de carte de débit utilisé en Belgique.

Les cartes de débit y sont très répondues (une moyenne de près de 2 cartes par adulte). Ce moyen de paiement national est donc bien adapté au BtoC, mais aussi au BtoB.

Les opérations peuvent s’effectuer en ligne sous la forme d’un virement bancaire électronique pré-rempli. 2 manières d’effectuer ce transfert :

  • Sur l’e-shop, en introduisant le numéro PAN (Primary Account Number) de la carte de débit (17 chiffres commençant par 6703), puis en validant le virement via la méthode d’authentification en ligne retenu par la banque émettrice (par exemple un Digipass, ou autre système de génération d’un code unique après introduction d’un code PIN et d’une donnée liée à la transaction: montant et/ou date)
  • Sur son smartphone, à partir de l’application Bancontact sur laquelle la carte de débit aura été préalablement pré-validée, après avoir scanné un code QR affiché lors de l’étape “paiement” sur l’e-shop et signer la transaction au moyen du code PIN spécifiquement établi sur cette app.

Le virement apparaît directement dans les extraits de compte lié à la carte de débit.

Bancontact a maintenant presque complètement remplacé les systèmes que chaque grande banque belge (KBC/CBC, Belfius, ING) avait conçus pour établir en ligne des virements électroniques pré-remplis à partir de leur propre système de “web banking”. Ces systèmes présentaient comme inconvénients que  le cybercommerçant devait souscrire à un abonnement auprès de chacune d’entre elles et adapter son site de commerce électronique afin de pouvoir accueillir l’ensemble des clients de ces différentes banques (sauf s’il faisait appel à un PSP qui intégrait les différentes solutions des banques dans sa solution). Dès lors peu d’e-shops proposaient ce mode de paiement.

A noter que le système Bancontact est limité à la Belgique.

Avantages pour l’e-commerçant d’accepter le paiement en ligne par carte de débit

  • Sécurité des transactions: celles-ci s’effectuent avec le même niveau de sécurité que les opérations bancaires en ligne. Le risque de piratage est très faible;
  • La carte de débit est fort répandue: plus de 10 millions d’exemplaires en Belgique, les belges en ayant plusieurs. Ainsi le site d’e-commerce peut atteindre une population plus large: les adolescents, les retraités et les sans-emplois.
  • Guère d’apprentissage nouveau pour les personnes déjà habituées à effectuer des opérations bancaires en ligne. Celles-ci seront donc assez facilement disposées à utiliser ce mode de paiement;
  • Pas de plafond mensuel: la transaction sera acceptée du moment que le compte bancaire est suffisamment alimenté ou que l’ouverture de crédit à la consommation qui aurait été accordée à ce client est suffisante. Toutefois, des plafonds sont parfois fixés dans le contrat de Web-banking;
  • Bonne adaptation aux transactions BtoB (entre sociétés), l’usage de la banque en ligne se généralisant dans les entreprises.

Inconvénients pour l’e-commerçant

  • Non universalité: il s’agit d’un système de portée nationale. Maestro (déployé par Mastercard) est par contre la marque de carte de débit la plus présente dans le reste de l’Europe. ;
  • Contestation difficile: contrairement au paiement par carte de crédit qui applique un remboursement direct en cas de contestation, avec charge pour le vendeur de montrer qu’il y a une fraude, le client devra introduire un dossier pour être remboursé s’il n’a pas reçu le produit et n’a pas été directement remboursé par le vendeur.

Ce mode de paiement rencontre un fort développement en Belgique, atteignant maintenant de l’ordre de 1/3 des paiements électroniques en ligne.

Il est plus particulièrement recommandé lorsque le site s’adresse particulièrement aux jeunes, ou bien à d’autres sociétés (BtoB).

1.3 Le prélèvement bancaire SEPA

Cette méthode consiste à demander à l’acheteur de signer en ligne un mandat accordant le droit au vendeur de retirer directement le montant de la facture d’un achat sur son compte bancaire.

Ce schéma de paiement, appelé souvent domiciliation bancaire en Belgique, a été revu lors de son harmonisation européenne sous la norme SEPA: une validation entre la banque et le client n’est plus requis en BtoC, de sorte que le processus de validation en ligne peut être très simplifié : Il suffit juste de recueillir de façon probante l’accord de l’acheteur quant à ce mandat donné au vendeur, via une forme de signature électronique.

Une fois le mandat accordé, les opérations suivantes pourront encore être plus simplifiées, par exemple via un système de login-mot de passe lié au client + un recaptcha.

Le prélèvement bancaire est donc un système bien adapté aux paiements fréquents comportant des montants variables. Il facilite la fidélisation, puisqu’il est possible de valider très simplement des achats ultérieurs, sans devoir réintroduire des données de paiement.

De plus, les frais de transaction sont généralement très faibles pour le vendeur (souvent un forfait de l’ordre de 0,2 à 0,5 €).

Il présente toutefois un inconvénient majeur pour le vendeur : juridiquement l’acheteur a le droit de répudier l’opération jusqu’à 12 mois plus tard (et même sans devoir se justifier pendant la première période de 8 semaines). Cette répudiation peut être faite directement auprès de sa banque, de sorte que le vendeur peut découvrir que son compte a été débité pour rembourser l’acheteur sans que cela ne soit passé par le SAV. A noter toutefois que le risque d’abus se révèle sur le terrain plutôt rare, d’autant que ce droit est peu connu des consommateurs. Le droit de répudiation peut être supprimé contractuellement lorsque l’acheteur est un professionnel, de sorte que ce prélèvement bancaire apparaît comme le système le plus indiqué en e-commerce BtoB, où les opérations peuvent être fréquentes.

Sur le terrain, encore très peu d’e-commerçants proposent de payer par domiciliation bancaire en ligne, en fit, non pas à cause de la crainte de répudiation, mais plutôt paradoxalement parce que le consommateur belge ignore ce nouveau droit et craint au contraire d’être débité de montants indus sur son compte bancaire sans pouvoir faire aisément valoir ses droits (ce qui était le cas avant l’harmonisation SEPA). Echaudé par de mauvaises expériences passés avec souvent des utilities (électricité, gaz, téléphone), le belge est réticent d’accorder un tel mandat à un e-commerçant, sauf s’il perçoit bien les avantages lors d’achats fréquents (exemple: achat de services en ligne, abonnements,…).

Le prélèvement bancaire est par contre devenu un moyen de paieme,nt en ligne prépondérant sur le marché allemand, ainsi qu’en Suisse.

1.4 Systèmes de paiement par e-mail ou via des comptes virtuels de tiers

Il s’agit de systèmes de paiement très faciles à mettre en place et de portée internationale, mais à l’origine surtout conçus par les transactions CtoC. Le marché du paiement électronique présente de grandes opportunités d’affaires au niveau mondial de sorte que plusieurs sociétés multinationales se sont positionnées dans ce créneau.

Le portefeuille virtuel le plus connu est “PayPal”. Ce système s’inspire du principe des cartes virtuelles: il couple un moyen de paiement classique, comme une carte de crédit, à un identifiant auquel est associé un mot de passe. Une fois inscrit (en communiquant par exemple un numéro de carte de crédit, ou en signant un mandat pour établir un prélèvement SEPA), le client peut effectuer des transferts d’argent auprès de toute autre personne disposant aussi d’un compte “PayPal”, en communiquant l’identifiant (dans le cas de Paypal, une adresse e-mail) et le mot de passe. Il est possible de payer, mais aussi de recevoir de l’argent.

Il présente les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que le moyen de paiement auquel il est généralement couplé, la carte de crédit.

On notera surtout que PayPal est un moyen de transfert financier de portée internationale, simple (il est facile de s’inscrire et de l’utiliser, avec juste un login et un mot de passe), accepté par un très grand nombre de marchands et auquel plus de 200 de millions de personnes ont souscrit.

De plus, il n’y a pas de frais d’installation, d’abonnement mensuel, de frais d’installation de passerelles techniques etc.

Le système n’est pas par contre incomparablement moins sûr que le paiement par virement pré-rempli, validé par un code unique généré par exemple par un Digipass : Il ne s’appuie que sur un couplage “login + mot de passe”, que des personnes malintentionnées peuvent tenter de recueillir auprès des utilisateurs par phishing notamment, en se faisant passer pour le service d’assistance de Paypal…

En effet, dans certaines régions du monde, l’ouverture d’un compte virtuel n’est pas aussi contrôlé que l’attribution d’une carte de crédit, notamment au niveau de l’identité du détenteur. De sorte que ce mode de paiement doit être utilisé avec prudence lorsqu’il s’agit de verser de l’argent à un individu que l’on ne connaît pas ou à une société qui n’a pas pignon sur rue. Pour compenser cette faiblesse importante au niveau de l’authentification des deux parties, PayPal inclut dans les frais de commission perçus (3,4% en Belgique actuellement, plus 0,35 euro et une éventuelle marge de change de 2,5%) une assurance qui couvre les transactions jusqu’à un certain montant (actuellement 500 euros).

Avec l’option “double authentification”, il est maintenant possible de réduire ce risque, mais encore peu d’utilisation l’ont activée.

Si Paypal est le portefeuille virtuel en ligne présent dans le plus de pays dans le monde, le plus important en nombre d’utilisateurs est Alipay (Chine). Amazon Pay, Google Pay et Apple Pay fonctionnement sur le même principe. A noter que les micro-paiements (à partir même de 0,01 euros) sont généralement bien assurés par ces systèmes.

Un mot enfin sur le système “Western Union”. Il s’agit d’un système de transferts de fonds, d’une personne à une autre, basé sur un nombre très important d’agences à travers le monde. Il est bien adapté par exemple pour verser de l’argent à des proches résidant à l’étranger, surtout dans des pays où l’accès aux services bancaires n’est pas généralisé. Par contre, il ne convient pas pour le commerce électronique et encore moins pour le paiement en “CtoC”, auprès de personnes qui ne sont pas connues du donneur. Un vendeur qui ne permet qu’un paiement via ce système doit inspirer une grande méfiance. Ainsi, en Belgique, une très large majorité des plaintes pour escroqueries et arnaques via Internet proviennent de personnes qui ont versé de l’argent via Western Union à des inconnus.

Avantage de Paypal

  • International
  • Système très simple, que beaucoup d’internautes maîtrisent.
  • Des consommateurs privilégient Paypal compte tenu de la possibililité aisée d’être remboursé en cas de problème.

Inconvénients de Paypal

  • Commissions plus élevées à payer par le vendeur
  • Des consommateurs excluent Paypal. Un pourcentage important des consommateurs, surtout parmi les moins technophiles, se méfient des portefeuilles virtuels. En Belgique, environ 1 acheteur sur 2 quitte un e-shop qui ne propose que ce moyen de pâiement en ligne
  • Cashback assez fréquent: le pourcentage d’acheteurs qui contestent l’opérateur est plus élevé que pour les autres moyens de paiement, de sorte que le vendeur doit plus souvent procéder à des remboursements.
  • Clause contractuelles entre Paypal et le vendeur non négociables, plutôt peu déséquilibrés. Outre la problématique des plaintes auxquels Paypal accorde une suite favorable avant même que le vendeur ait pu rassembler ses preuves, le vendeur peut par exemple brusquement ne pas être payé pendant un mois, une clause permettant à Paypal de prendre une caution d’un mois de chiffres d’affaires à tout moment et sans préavis.

1.5 Les codes uniques prépayés

Ces cartes prépayées (ex: Paysafecard, Ticketsurf) peuvent être achetées en magasin (réseau de boutiques affiliées), ainsi qu’en ligne ou par virement bancaire. L’internaute doit gratter les chiffres au dos de la carte (ou télécharger ce code sur un site web). En tapant ce code unique, il est alors possible d’accéder à des services Premium de réseaux sociaux, de consulter des documents en archives, de télécharger des logiciels, de jouer en ligne,…

Avantages et inconvénients

Ces dispositifs ne sont pas liés automatiquement à un compte bancaire et présentent généralement un anonymat bancaire (relatif). Ils sont simples d’utilisation, s’adressent plus particulièrement à un public non ou peu bancarisé, et sont très adaptés aux petits montants d’achats (moins de 5 euros) ainsi qu’à la fourniture de biens dématérialisés (ex: jeux en ligne, abonnement presse, vidéos,…). Par contre, ils présentent l’inconvénient qu’il est nécessaire pour l’acheteur d’acquérir des codes préalablement. Le vendeur devra céder une commission nettement plus importante à l’intermédiaire que pour les autres moyens de paiement, et le contentieux est généralement fréquent (mais cela dépend du type de services / biens dématérialisés proposés)

1.6 Les monnaies virtuelles

A noter également, le développement de monnaies virtuelles, en circulation uniquement en ligne. ex: Bitcoin,…

Au stade actuel, les cours de ces monnaies pouvant varier fortement et ces monnaies étant parfois utilisées comme moyen de blanchir de l’argent, peu de commerçants en ligne ne les acceptent.

2. Paiements immédiats via GSM

Transfert validé par une application mobile

Tant sur iOS que sur Android, des applications à installer sur son GSM permettent à l’utilisateur :

  • soit de signer électroniquement un virement (en employant en parallèle un Digipass; ex: l’application “scasher” de KBC), ou le système Bancontact lié à un code QR (précédemment décrit),
  • soit de valider un transfert financier d’un portefeuille virtuel à un autre (ex: Paypal, Apple Pay, Google Pay).

Depuis 2018, les paiements par mobile ont dépassé en Belgique une utilisation marginale qui était essentiellement constituée d’achat de tickets  / vouchers virtuels. Le potentiel de croissance est très important, et compte tenu de l’utilisation du smartphone pour un nombre sans cesse plus important d’achat en ligne, il est recommandé de proposer le mode de paiement mobile.

3. Paiements en différé

Si en BtoC, le client n’étant généralement pas connu du vendeur, la prudence voudrait que le paiement soit exigé avant livraison, le paiement en ligne n’est pas pour autant incontournable.

A côté des “véritables” moyens de paiement électronique en ligne, pour donner confiance au consommateur et réduire le pourcentage élevé d’abandons de commandes au stade du paiement, il est recommandé de proposer sur un site d’e-commerce au moins une formule de paiement “off-line”

3.1 Paiement contre livraison

Il s’agit d’une solution coûteuse, mais rassurante, tant pour le client que pour le vendeur. Cette formule très classique permet au client de régler le montant de l’achat auprès du livreur, au moment de la livraison ou lors du retrait dans un point de livraison (exemple: les points de vente affiliés au réseau UPS-Kiala ou au réseau Mondial Relay).

Avantages

  • Rassurant pour les 2 parties: le vendeur ne prend pas le risque de livrer de la marchandise sans être sûr d’être payé. L’acheteur ne prend pas le risque de payer de la marchandise qu’il n’est pas certain de recevoir;
  • Pas de contestation possible concernant la livraison;
  • Simplicité technique: Pas d’installation technique particulière à prévoir sur son site Internet;
  • Service pouvant être international (en fonction de la société de livraison sélectionnée)

Inconvénients

  • Nécessité pour l’acheteur d’être présent lors de la livraison. L’acheteur doit disposer à ce moment de liquidités pour régler le livreur, celui-ci n’étant pas encore systématiquement équipé d’un terminal mobile de paiement bancaire. Certains prestataires logistiques offrent la possibilité de retirer l’article auprès de points d’enlèvement (station essence, librairies, supermarché, etc.) où le paiement s’effectuera classiquement à la caisse;
  • Commission importante perçue par le prestataire de livraison pour ce service, surtout au niveau international;
  • Risque d’une plus grande proportion de commandes bidons ou refusées lors de la livraison, ce qui peut entraîner pour le cybercommerçant des frais de livraison et de retour de marchandises non couverts;
  • Ne convient évidemment pas pour la fourniture de produits dématérialisés (fichiers musicaux, etc.)

Ce mode de paiement est particulièrement adapté pour la vente de produits, d’une certaine valeur (au delà de 100 euros), qui doivent être livrés aux clients. Aussi, dans ce cas, il est recommandé de proposer cette formule en plus des modes de paiement en ligne, éventuellement moyennant un supplément (qui ne peut légalement dépasser le surcoût réel supporté par le vendeur).

3.2 Paiement par virement bancaire

Cette solution est la moins chère, mais elle est évidemment risquée pour le vendeur. Le client effectue un virement bancaire ordinaire sur le compte bancaire du vendeur. Il existe deux possibilités.

A) Soit le vendeur exige que le montant lui parvienne pour que la livraison soit effectuée.

Avantages

  • Gratuité du virement bancaire (ou très faible coût au niveau européen) tant pour l’acheteur que pour le vendeur;
  • Fiabilité par rapport à d’autres moyens de paiemenst traditionnels, tels que le chèque.

Inconvénients

  • Non immédiateté. Plusieurs jours peuvent s’écouler, voire plus d’une semaine lors de virements internationaux (hors format normalisé « européen »), avant que l’argent ne parvienne sur le compte du vendeur;
  • L’acheteur doit faire confiance au vendeur quant à la livraison. De plus, celle-ci sera retardée, le vendeur attendant d’être payé avant de fournir le produit ou service demandé;
  • Coût important pour les transactions de/vers des pays hors Union Européenne.

B) Soit le vendeur demande au client de payer après réception, au terme du délai de réflexion (voir ci-dessous).

3.3 Factures

La facture est la solution incontournable en Business to Business. Celle-ci est traditionnellement établie sous format papier, mais peut maintenant légalement se présenter sous format électronique (voir dossier “facturation électronique”), évolution qui facilite le traitement administratif tant pour le commerçant que pour l’acheteur.

Certes, ce mode de paiement n’est pas le plus recommandé pour un site orienté vers une clientèle nouvelle, compte tenu du risque par le cybercommerçant de non paiement de la marchandise livrée. Si ce risque est significatif, la formule « livraison contre paiement » est plus appropriée..

Livre "e-commerce" de Damien JacobArticle extrait du livre « e-Commerce : les bonnes pratiques pour réussir » (Editeur Edipro – http://www.edipro.info), rédigé par Damien Jacob.

Article mis à jour en septembre 2019

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