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Dans notre précédente interview, nous vous parlions d’un e-shop de produits ultra-frais bio et locaux. Comme à notre habitude, nous vous proposons de changer une nouvelle fois totalement de secteur d’activité et de découvrir Paperit.com, une boutique en ligne spécialisée dans les faire-part de naissance et de mariage créés par des artistes internationaux.

Paperit fait partie des e-commerçants accompagnés par le cabinet-conseil RETIS. Via nos services de consultance en e-commerce, nous les avons conseillés durant toutes les phases de leur projet, de la réflexion stratégique à la concrétisation de celui-ci.

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Personne interviewée

Olivier Mallue - Paperit
Olivier Mallue, actif dans le Web depuis les années 2000. Il a notamment participé à la création de NewPharma, la première pharmacie en ligne de Belgique. En 2016, il démarre son nouveau projet, Paperit.com
 

Que trouve-t-on sur Paperit.com ?

Nous proposons 250 produits différents designés par 24 graphistes et illustrateurs de renommée internationale. Aujourd’hui, les grandes marques jouent sur l’art contemporain pour leur image de marque comme Louis Vuitton par exemple. À contrario d’autres marques jouent sur le graphisme comme Adidas et Nike. Parmi les graphistes qui ont travaillé pour Paperit, 3 graphistes ont déjà travaillé pour Adidas et Nike et ont vu leur création imprimée sur les produits de ces marques.

Les illustrations que nous proposons cherchent à allier le fond et la forme afin de donner du sens à nos créations.
Au-delà du faire-part de naissance et de mariage, nous vendons des faire-part d’émotions.
 

Quelle activité aviez-vous/exerciez-vous avant Paperit ?

Personnellement, j’ai toujours été actif dans le domaine de la vente en ligne. Après avoir créé NewPharma, j’ai choisi de rester dans l’e-commerce pour mettre à profit mes compétences acquises au cours des 20 dernières années.
 

Comment est née l’idée de Paperit ?

L’idée initiale remonte à une quinzaine d’années, à la naissance de mes filles pour être précis. Celle-ci est partie du simple fait que je ne trouvais rien qui me semblait à la hauteur de l’événement. Finalement, j’ai décidé de créer le faire-part de naissance moi-même et, après les envois, on m’a régulièrement demandé qui en était à l’origine de celui-ci.

Par la suite, j’ai constaté que, parmi mes amis, d’autres étaient dans la même situation et ne trouvaient rien qui leur convenait. Du coup, j’ai fini par réaliser les leurs. S’en est suivi un effet de bouche à oreille : des amis de mes amis leur ont à leur tour demandé qui avait fait leur faire-part et ainsi de suite. L’engouement était tel que l’activité Paperit pouvait commencer.

En résumé, l’idée de Paperit répond à une problématique rencontrée il y a 15 ans. Depuis, la qualité des produits disponibles sur le marché s’est améliorée, mais Paperit cherche toujours à être au-dessus des standards en proposant des produits hauts de gamme avec des designs uniques réalisés par des graphistes à la pointe de la création contemporaine.
 

Comment avez-vous lancé cette activité de vente en ligne ?

Pour faire simple, nous nous sommes d’abord penchés sur la stratégie de l’activité. Notre objectif, avec Paperit, est de proposer un catalogue limité de produits de qualité au détriment d’un catalogue plus large mais de moins bonne qualité. Notre stratégie peut être comparée à celle d’une galerie d’art qui sélectionne attentivement les artistes avec lesquels elle souhaite travailler. Nous sélectionnons les illustrateurs et designers et leur demandons de créer un design unique sur base de “ce que leur inspire le mariage ou la naissance”.

Ensuite, le projet a été mené étape par étape :

  1. Tout d’abord, il s’agissait de trouver le contenu pour concrétiser le projet tel que nous l’imaginions. Cela impliquait donc d’entrer en contact avec les graphistes et illustrateurs (et de réussir à les convaincre). Le tout premier rendez-vous avec un graphiste s’est passé en été 2016.
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  3. Ensuite, nous avons recensé les solutions de personnalisation de produits à imprimer (une 20aine sur le marché) afin de rencontrer les fournisseurs de certaines de ces solutions. Notre participation à l’événement drupa à Dusseldorf en 2016 nous a permis de découvrir PrintQ, la solution que nous avons retenue. Celle-ci permet de notamment de restreindre les possibilités de l’utilisateur contrairement à ce que proposent beaucoup d’autres solutions. La raison derrière cette envie de “brider” les possibilités de l’utilisateur est assez simple : nous ne souhaitions tout simplement pas que l’utilisateur soit capable de trop modifier le design d’une œuvre.
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  5. Étant donné que le cœur de l’activité est l’édition des documents, le choix de la plateforme d’e-commerce a été dicté par le choix de la solution d’édition. C’est donc Magento qui a été utilisé pour créer le site de Paperit.
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  7. Une fois la plateforme choisie, il fallait maintenant trouver un prestataire (agence web ou freelance) Magento en Belgique. En réalité, cela s’est avéré plus compliqué que prévu compte tenu de l’offre extrêmement faible voire inexistante de développeurs Magento dans notre pays. C’est en partie pour cette raison que nous avons décidé de réaliser une grande partie de la configuration de notre site e-commerce par nous-même. Pour toutes les fonctions spécifiques liées à l’édition des documents, c’est l’entreprise PrintQ qui s’est chargée d’adapter leur solution à nos besoins. Le développement des fonctions plus générales a quant à lui été réalisé par la société qui avait développé le thème graphique. Même si, à priori, le fait d’avoir 2 prestataires différents travaillant sur un même site peut sembler problématique, dans notre cas, tout s’est parfaitement déroulé. Dès le départ, nous avons choisi de ne pas dépenser des fortunes dans le développement du site et de garder le plus de budget possible pour les designs, à savoir la rémunération des graphistes, et le marketing. À titre d’information, certains graphistes ou artistes sont représentés par des agences pour des sommes importantes et, en-dessous d’un montant minimum, certains ne lèvent même pas leur crayon.
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  9. La dernière étape fut la mise en ligne du site en avril 2018. Nous avons testé la plateforme avec un groupe de personnes proches du projet afin de recueillir les premiers avis. Grâce à ces premiers retours, nous avons pu peaufiner les derniers détails.

 

Avez-vous collaboré avec des prestataires externes pour créer Paperit ?

Au niveau des ressources extérieures, nous avons collaboré avec différentes prestataires :

  • Retis, cabinet conseil en e-commerce : Selon moi c’est une collaboration essentielle. Tout simplement, parce que, lorsqu’on est le nez dans le guidon, on peut très rapidement passer à côté de certaines choses essentielles pour sa future activité d’e-commerce (choix de solution, ergonomie de la plateforme, stratégie commerciale…). C’est là que l’expertise de l’équipe de Retis apporte toute sa plus-value. D’autant qu’ils disposent d’une expérience riche de nombreux autres clients permettant d’éviter d’emblée certains pièges.
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  • Stratetic, agence d’E-marketing et stratégie digitale pour tous aspects en lien avec nos actions de marketing en ligne.li>
     

  • NN studio, studio graphique à Liège. Il nous a permis de créer l’image de marque de la société tant vis-à-vis des graphistes que de la clientèle, par exemple pour designer le document de présentation pour approcher les designers et illustrateurs.
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  • Denis Crucifix, pour les rendus 3D de présentation des produits.
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  • Snel, l’imprimeur qui a compris notre projet et qui a accepté de fonctionner avec une certaine souplesse par rapport à nos besoins. En plus de cela, l’imprimeur que l’on a choisi est local (par rapport à notre siège d’activité) et son positionnement est cohérent par rapport à celui de Paperit. Une superbe collaboration qui se traduit par une constante envie d’aider, de faire les choses convenablement ou encore de transmettre son savoir dans le milieu de l’impression.

La gestion quotidienne de Paperit : Faire connaître, fidéliser, optimiser

À l’heure actuelle, nous sommes exclusivement dans la phase “faire connaitre” notre projet. Cette phase est d’autant plus importante que, dans notre secteur, la fidélisation va être plus compliquée.

Pour faire connaitre l’activité, on imaginait que la meilleure approche serait de cibler notre clientèle potentielle via Facebook, d’autant plus que Facebook (comparativement au système Adwords) permettait de tirer parti d’éléments visuels (photos, vidéos…), mais, dans les faits, on constate que les premiers résultats sont meilleurs du côté de nos campagnes Google Adwords.

Cela dit, il est assez difficile de bien définir et de poser les bons mots pour caractériser nos produits.

A ce stade, étant donné que le processus de commande pour nos produits est assez long (4-5 mois en moyenne), il est encore trop tôt pour savoir réellement quelle sera la source qui nous amènera le plus de clients. Au fil du temps, l’expérience nous permettra de toujours mieux connaitre nos clients et de les cibler de manière plus précise et efficace.
 

Quelle est votre stratégie pour que votre activité inspire confiance ?

La première étape a consisté à mettre en évidence les éléments de réassurance directement sur notre site, à savoir un numéro de téléphone de contact belge, mentionner clairement nos exigences en matière de qualité d’impression en communiquant le nom de nos partenaires, gage de qualité et fiabilité ainsi que la renommée des designers et illustrateurs qui ont réalisé les designs de nos produits.

Nous soulignons également notre partenariat avec le prestataire logistique (DHL) pour des livraisons longue distance et de commande d’une valeur relativement élevée.

En règle générale, on se sert de la crédibilité de nos partenaires pour valider notre propre crédibilité.
Cela crée un tout cohérent.
 

Quelle est votre stratégie pour acquérir de nouveaux clients ?

D’un point de vue technique, nous utilisons Facebook et Google Ads pour attirer du trafic comme mentionné précédemment. En plus de cela, nous misons sur le sens de nos produits, l’importance du moment et les émotions qui en découlent (naissance et mariage). On ne fait pas du graphisme pour faire du graphisme, mais pour marquer un moment important dans la vie.
 

Quelles ont été les principales difficultés avant la mise en ligne du site ?

  • Même si la passion était là, le fait de rentrer dans un marché que nous découvrions totalement n’a pas été simple. Nous ne connaissions rien au milieu de l’imprimerie et du graphisme. Il a fallu mettre tout en place pour rassurer les partenaires contactés.
  • Trouver les bons prestataires, à savoir ceux qui ont la bonne sensibilité par rapport à l’activité et aux produits. Par exemple, pour traduire le site en anglais, il a fallu trouver les bonnes personnes pour s’adresser en anglais à une cible internationale (suédois, allemand…).
  • Travailler avec des prestataires internationaux. Culturellement, il y a souvent des écarts auxquels on ne pense pas directement.
  • De manière générale, dès que l’on dépend de prestataires externes, tout prend du temps.

Et après la mise en ligne de Paperit ?

Étant donné que nous sommes partis d’une page blanche, une fois le site mis en ligne, nous avons directement perçu ce qui n’allait pas sur notre plateforme. Du coup, nous sommes déjà en train de retravailler l’esthétique de notre site afin que celui-ci soit encore plus séduisant visuellement pour nos visiteurs.
 

Quels sont vos motifs de satisfaction ?

Jusqu’à présent, nos plus grands motifs de satisfaction sont les retours super positifs de tous les gens avec lesquels nous avons travaillé (artistes, designers, illustrateurs…). Surtout si l’on tient compte de notre taille et de celle des autres sociétés avec lesquelles nos partenaires ont l’habitude de travailler.

Même si cela ne garantit pas nécessairement que notre activité va connaitre le succès espéré, à ce stade, cela valide le fait que nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés au niveau de la qualité du produit fini.
 

Quels sont les projets de Paperit à moyen terme

  • Se lancer dans tous les pays de l’Europe du Nord.
  • Développer des produits toujours liés aux faire-part mais sur support numérique.
  • Diversifier notre gamme pour y intégrer des produits qui sont moins liés à des événements aussi spécifiques que les mariages ou naissances.

5 recommandations pour les futurs e-commerçants ?

  • Ne pas vouloir directement avoir quelque chose de parfait. Lancez-vous et faites évoluer votre plateforme au fil du temps.
  • Ne pas bâcler les points essentiels de son projet et particulièrement ceux qui permettent de se différencier, surtout si la proposition de valeur de son projet en dépend.
  • Innover ! Parce que refaire ce qui a déjà été fait 150 fois, cela ne sert à rien et ce particulièrement si les acteurs qui sont déjà présents disposent d’une expérience importante.
  • Ne pas dépenser tout son budget dans la réalisation du site. N’oubliez pas que le marketing est très important pour faire décoller une activité. Être visible en ligne coûte très cher. Si votre site n’est pas visible en ligne, c’est un peu comme construire une superbe boutique au fond d’un bois.
  • Quel que soit le secteur d’activité dans lequel on veut se lancer, il faut absolument s’y connaitre ou au minimum être passionné.

Source :

Ce témoignage a été recueilli en juin 2018 par Loïc Vanhove.
 

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