Partager l'article :

Best PracticeVous devez rédiger un billet pour votre blog ou remplir votre site web en articles d’information ? Des règles de rédaction s’appliquent spécifiquement au média web. Voici quelques conseils pratiques pour que votre message en ligne atteigne le mieux possible votre cible.

Cet article aborde les bonnes pratiques en “rédaction web” pour le cœur d’un billet de blog professionnel ou d’un article d’information. Il est complémentaire à l’article “bien écrire un titre et un chapeau pour un article web“.

Après avoir lu le titre et le chapeau, l’internaute s’attend à découvrir l’information essentielle dans les 2-3 premiers paragraphes de l’article. En effet, moins de la moitié des internautes lisent le reste de l’article et moins de 20% lisent un article jusqu’au bout, selon plusieurs études récentes en France.

Règle de la pyramide inversée : de l’essentiel vers le détail ou la nuance

Ecrire pour le web impose donc un autre plan d’article que celui traditionnel (introduction, argumentaire, conclusion).

  • On doit aller droit au but, en commençant par les conclusions (le message essentiel). Puis ensuite on argumente et on creuse le sujet progressivement, en entrant de plus en plus dans les détails. Et, à moins que ce soit essentiel à la compréhension, on n’abordera pas les éléments de contexte (l’historique d’une décision par exemple, ou les “attendu que…”) ou on relèguera ceux-ci en 2e partie.
  • L’article peut être (un peu) long, du moment que les principes de la pyramide inversée et de la priorité au concret sont respectés. Google semble d’ailleurs défavoriser les articles trop courts (surtout inférieurs à 200 mots) et primer les réponses fouillées aux questions que l’internaute se pose dans ses recherches.
  • Par contre, il ne fait pas hésiter à exploiter le principe des hyperliens et donc découper un article en plusieurs pages web, correspondant chacune à une sous-thématique associée à des mots-clés particuliers. L’ensemble prendra ainsi la forme d’un dossier complet.
  • Aérez le texte et facilitez la lecture rapide. Ainsi on ajoutera des sous-titres et on privilégiera les listes à puces ou les listes numérotées à des longues énumérations dans une même phrase.
  • On abordera une seule idée par paragraphe, de préférence dès la première phrase.
  • On mettra en gras la partie de la phrase contenant l’information principale, de manière à ce que l’internaute capte l’essentiel en parcourant l’article en diagonal, avec une attention captée par le gras.
  • On chapeautera ensuite 2 à 4 paragraphes par un sous-titre. Ce point d’encrage permettra directement au lecteur de cerner de quoi on parlera dans les paragraphes suivants.
  • Une image agrémentera facilement un article, mais il est préférable que son rôle ne se limite pas à décorer visuellement, mais qu’elle illustre le contenu. Souvent donc, un schéma ou un tableau sera donc plus pertinent qu’une image sans valeur ajoutée. En tout cas, il est nécessaire de remplir la balise associant à l’illustration du contenu texte.

Les hyperliens

Quant aux hyperliens, plusieurs options existent :

  1. soit les hyperliens sont regroupés en fin d’article et créent ainsi une rubrique du type « pour en savoir plus » ou « sources » ;
  2. soit les hyperliens sont placés dans l’article, de manière à permettre au lecteur de directement cliquer vers des informations complémentaires.

Dans tous les cas, il faut que le texte associé au lien soit explicite. Il doit bien évoquer le contenu qui sera présenté dans la page web liée. On sélectionnera donc généralement comme hyperliens un ensemble de mots comme hyperliens, et on évitera un texte sans signification (ex : « cliquez ici »).

Pour éviter que l’internaute ne s’égare dans sa navigation (et ne revienne plus sur votre site), une demi-douzaine d’hyperliens sur une page semblent un maximum.

Pensez aussi référencement en écrivant

Vu qu’il est tout aussi important d’écrire pour l’internaute que pour les robots de recherche, il est judicieux de placer dans le contenu les mots-clés pour lesquels on souhaiterait que cette page soit bien référencée.

Les meilleures places pour les mots-clés sont, après le titre et le chapeau :

  1. les sous-titres
  2. les premiers paragraphes
  3. les textes en « strong » (gras)
  4. les hyperliens

Il est recommandé de répéter plusieurs fois le même mot-clé sur un article web, contrairement à la rédaction papier. Mais sans abus, Google étant susceptible au contraire de pénaliser des répétitions exagérées de mots-clés.

Pour la même raison, évitez également de reprendre un contenu existant déjà sur un autre site, même si vous avez les droits intellectuels sur ce texte. Comme pour la version papier, un dictionnaire de synonyme peut être bien utile pour renforcer son référencement sur plusieurs mots-clés connexes.

La communication sera plutôt directe, plutôt conviviale et s’adressant au lecteur, dans le cadre d’un blog.

Evitez les sous-entendus et les double-sens. Le vocabulaire sera en phase avec le langage de la cible et évitera les jargons, acronymes et abréviations non courantes. Le style privilégiera les tournures simples, à la voix active, en limitant les subordonnées et en rapprochant le verbe de son complément.

Et surtout analysez les résultats et réadaptez

Enfin, le web présente une 3e caractéristique essentielle : la faculté de revoir aisément sa copie, à tout moment, mais aussi la possibilité de tout mesurer (ex : outil Google Analytics). C’est en testant et en analysant les résultats, par rapport à la cible et aux objectifs fixés, que l’on peut affiner son style rédactionnel en ligne et ainsi devenir un bon rédacteur web. Le fait de pouvoir revoir le texte ne prive toutefois pas d’être professionnel dès la mise en ligne initiale, et donc de relire le texte… en veillant aussi à l’orthographe.

Lire la 1e partie du dossier consacré au titre et au chapeau d’un article

Pour en savoir plus sur l’écriture web:

Partager l'article :
X